Achraf Hakimi, “la justice a été exemplaire”

Après l’annonce du renvoi devant
la cour criminelle d’Achraf Hakimi, accusé de viol, les deux
parties continuent de s’opposer. L’accusation s’en prend même au
monde du football dans son ensemble.
« Aujourd’hui une accusation de viol suffit à justifier
un procès alors même que je la conteste et que tout démontre
qu’elle est fausse. » C’est par ces mots qu’Achraf Hakimi
a réagi
à l’annonce de son renvoi devant la cour criminelle des
Hauts-de-Seine.
Pour rappel, le joueur du Paris Saint-Germain est accusé de viol
par une jeune femme qui s’était rendue à son domicile en février
2023. Cette dernière assure avoir été victime d’une pénétration
digitale, sans son consentement.
Selon la défense, il n’y pas assez d’éléments pour justifier un
procès. Selon l’avocate du joueur, maître Fanny Colin, l’accusation
repose « sur la seule parole d’une femme qui a fait
obstacle à toutes les investigations, qui a refusé tous les examens
médicaux et recherches ADN, qui a refusé l’exploitation de son
téléphone portable, qui a refusé de donner le nom d’un témoin clé.
Une femme dont deux expertises psychologiques successives ont
révélé le manque de lucidité sur les faits qu’elle prétend
dénoncer, et encore l’absence de tout symptôme post traumatique. Le
tout alors qu’elle a tenté de dissimuler à l’autorité judiciaire
plusieurs messages échangés avec l’une de ses amies projetant de
« dépouiller » (sic) Monsieur
Hakimi. »
Hakimi, « le monde du football masculin » pointé du
doigt
Sans surprise, le son de cloche est radicalement différent du
côté de la plaignante. « Il y a trois ans, ma cliente
dénonçait les faits de viol commis sur elle par Achraf Hakimi,
rappelle ainsi maître Rachel-Flore Pardo. Après trois ans de
combat judiciaire, ma cliente accueille avec soulagement
l’ordonnance de mise en accusation d’Achraf Hakimi devant la Cour
criminelle départementale pour viol. L’ordonnance de renvoi rendue
ce jour est parfaitement cohérente avec les éléments du dossier et
les réquisitions du procureur de la République. »
L’avocate ajoute ceci: « Si la justice a été dans ce
dossier exemplaire, le traitement plus général de cette affaire
rappelle une chose : il reste des milieux où le mouvement MeToo n’a
pas franchi le mur du son, avec, en première ligne, le monde du
football masculin. » Une référence, sans doute, aux
marques de soutien reçues par Hakimi de la part de supporters du
PSG ou de la sélection marocaine.


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