2 March 2026 09:54

Alain Prost a frôlé la mort

Quadruple champion du monde,
Alain Prost s’est fait plusieurs (très) grosses frayeurs lors de sa
carrière sur les circuits.

Quatre fois champion du monde, 51 victoires en grand prix: Alain
Prost affiche l’un des plus beaux palmarès de l’histoire. A tel
point que pour Pascal Praud, celui qui était surnommé le
« Professeur » est rien de moins que le plus grand pilote
de l’histoire. Malgré ses succès en série, l’ancien pilote n’en a
pas moins connu de grosses frayeurs au cours de sa carrière.

« J’ai vu la mort plusieurs fois. J’ai eu de la
chance », a-t-il ainsi asséné sur le plateau de L’heure des
pros. « La première année, j’ai cassé les suspensions. À
l’époque, les voitures n’étaient pas fiables. Lors du dernier grand
prix de la saison, je casse la suspension arrière »,

a-t-il indiqué, ajoutant: « Je suis à peu près à 250 km/h
et je vois le rail arriver. On ne peut rien faire, je n’ai plus de
freins, je n’ai plus rien. Ce moment, je l’ai encore en tête. Je me
suis dit : « C’est fini. » »

« Et il meurt sous mes yeux »

« J’ai de la chance. C’est à Watkins Glen, à côté de New
York, qui est un vieux circuit où les rails font 50 centimètres de
haut. Mais ils sont vieux, donc ils sont un peu pourris »,

a-t-il poursuivi, ajoutant « être passé dessous ».
« J’atterris 200 mètres plus loin, dans un champ. Je prends
quand même la roue sur la tête, ce qui m’a posé beaucoup de
problèmes pendant une bonne quinzaine de jours »,
a-t-il
encore confié sur cette mésaventure.

Et Alain Prost s’estime d’autant plus chanceux qu’il a couru à
une époque où les accidents tragiques étaient nombreux. « Il y
avait tous les accidents qu’on a vus, les copains qui mourraient
sous nos yeux  »,
a-t-il ainsi souligné, se remémorant
notamment le décès de l’Italien Elio De Angelis au GP de
France : « La voiture est sur le rail, il est coincé
dedans.  J’essaie de le sortir, mais je n’y arrive pas.
La voiture se consume, il fait 1000°, je ne peux pas tenir. Et il
meurt sous mes yeux. »

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