Fabien Galthié, les lourdes accusations d’un ancien coéquipier

Ancien partenaire de Fabien
Galthié chez les Bleus, Richard Dourthe n’a pas épargné le
sélectionneur tricolore après la défaite concédée par le XV de
France en Ecosse.
Le XV de France a subi une véritable correction, samedi, en
Ecosse. Pour la deuxième fois de leur histoire dans le Tournoi des
Six Nations, les Bleus ont en effet encaissé 50 points, sauvant les
apparences en fin de match pour finalement s’incliner 50-40. Si
grâce au point de bonus arraché dans le dernier quart d’heure, les
Français demeurent maître de leur destin avant la réception de
l’Angleterre au Stade de France, la claque pris à Edimbourg a
renvoyé Fabien Galthié dans ses 22 mètres.
Le sélectionneur tricolore accusait le coup à l’issue de la
rencontre et avait bien du mal à expliquer la prestation de ses
joueurs. « On avait préparé le match en sachant que
ça allait être un rendez-vous difficile. Bravo aux Ecossais qui ont
quand même sorti un gros match. Ils ont su nous mettre en
difficulté pendant les deux tiers du match, sur l’essentiel de ce
jeu, c’est-à-dire le combat, la conquête et aussi tout ce qui était
dynamique collective. On a été en grande difficulté pendant les
deux tiers du match », a-t-il reconnu sans peine au micro
de TF1.
« On avait deux objectifs en sachant qu’on avait perdu le
match : chercher le bonus offensif, marquer quatre essais, et même
marquer le bonus défensif. On a couru les 25 dernières minutes mais
on a laissé en route des temps forts et on perd de 10 points
», a-t-il poursuivi, ajoutant : « Qu’on le
veuille ou non, nous sommes toujours premiers. Il faut avaler la
déception et la digérer et c’est ce que l’on va faire. »
« Le sélectionneur a dit tout et son contraire »
Mais les explications de l’ancien demi de mêlée n’ont pas
convaincu tout le monde. En témoigne la réaction de Richard Dourthe
dans les colonnes de Midi Olympique. « Naïvement,
j’espérais que Fabien Galthié m’éclaire après la rencontre.
Pourquoi ? Comment ? Dans quel monde passe-t-on de tout à rien,
d’un match à l’autre ? Mais au micro de TF1, ses mots sont restés
vagues. Le sélectionneur a brassé large, dit tout et son contraire.
Au final, je n’y ai rien compris », a-t-il ainsi
déploré.
« Mon sentiment, malgré tout, est aujourd’hui assez simple :
on se voyait déjà tous au Stade de France, dans une semaine, jouer
le Grand Chelem contre l’Angleterre au fil d’un Crunch
inoubliable, a-t-il également pointé du doigt. Les joueurs
s’y voyaient. Le staff s’y voyait. On s’y voyait tous. Et qu’on le
veuille ou non, ce quatrième round du Tournoi n’a donc pas été
préparé comme il aurait dû l’être. Car comment expliquer qu’à
Murrayfield, nous n’ayons jamais trouvé le moindre plan pour
enrayer la démonstration écossaise pendant soixante-cinq minutes
? »
« Moi devant la télé et à mon humble mesure, j’avais
pourtant vu que les Ecossais ne ferraillaient dans les zones de
combat, a-t-il enfin relevé. Plutôt que de se jeter sur
les extérieurs, il fallait donc s’engouffrer dans l’axe, recentrer
les Scotishs et pour comprendre ça, il n’était pas nécessaire
d’être Steve Hansen ou Rassie Erasmus. Il suffisait d’ouvrir les
yeux. »


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