Lou Jeanmonnot en larmes, la grosse inquiétude

Lou Jeanmonnot a connu un
week-end particulièrement difficile à Kontiolahti et est apparue
particulièrement marquée.
De son propre aveu, la coupure a été trop courte. Epuisée
nerveusement après la folle quinzaine olympique et clairement
frustrée de ne pas avoir décroché de médaille d’or sur une course
individuelle, Lou Jeanmonnot n’a pas eu le temps de recharger les
batteries. « La semaine à la maison est passée trop
vite », a-t-elle soufflé à Kontiolahti où elle a vécu un
week-end catastrophique.
Si elle est repartie de Finlande avec deux petits globes, celui
de l’individuel et du relais, elle a livré deux très mauvaises
courses. Passée totalement au travers de l’individuel, au
point de terminer à la 35e place avec pas moins de
quatre fautes au tir, le maillot jaune de la Coupe du monde a de
nouveau été à la peine sur la mass-start, achevée à une anonyme
16e place avec cette fois trois fautes devant les
cibles.
Un nouvel échec que la Franc-Comtoise, qui restait sur onze Top
10 de rang en Coupe du monde, a très mal vécu. Lou Jeanmonnot est
apparue particulièrement marquée alors que Justine Braisaz-Bouchet
tentait de la réconforter. La native de de Pontarlier n’a
d’ailleurs pu retenir ses larmes et a terminé ce conciliabule la
tête sur l’épaule de son amie.
« Je sais que j’ai des ressources mentales »
Pourtant, malgré ce week-end noir, il n’y a pas péril en la
demeure. Notamment en raison des résultats de Suvi Minkkinen, sa
plus proche poursuivante, qui n’a repris que 36 points à
Kontiolahti. La Française compte encore 176 points d’avance sur la
Finlandaise avant les cinq dernières courses individuelles au
programme. Elle en compte également encore 230 d’avance sur Elvira
Hoeberg, certes cinquième au classement mais auteur d’un week-end
en or avec sa victoire sur l’individuel et la deuxième place sur la
mass-start.
A l’issue du relais féminin, où elle a semblé retrouver quelques
sensations, dimanche, Lou Jeanmonnot se voulait
positive. « Je tiens le coup physiquement et je sais
que j’ai des ressources mentales, il faut juste que je m’y
remette », a-t-elle confié au micro de la Chaîne
L’Equipe, son entraîneur Cyril Burdet se voulant lui aussi
confiant. « Les ressources sont là, elle est rapide sur la
piste, je la sens bien, même si
Elvira (Oeberg) est au-dessus, a-t-il
indiqué. Tout est bon, mais il y a des petits freins, quelque
part, qui l’empêchent de s’exprimer. Ça me fait penser un peu à
l’an dernier. On est dans la même configuration avec cette fin de
saison qui s’approche. » Et le souvenir est forcément
traumatisant avec cette dernière course abordée avec le dossard
jaune et marquée par sa chute dans le dernier virage.


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