Des joueurs du XV de France entendus par la police après une bagarre

Les récents voyages du XV de
France à Murrayfield ont rarement été de tout repos…
Toujours en lice pour un Grand Chelem, le XV de France fait sans
doute face à son plus gros défi du Tournoi: l’emporter en Ecosse.
Si le XV du Chardon a ouvert la compétition par une défaite en
Italie, il reste sur deux succès face à l’Angleterre et au pays de
Galles et peut toujours espérer remporter le Tournoi en cas de
victoire face aux Bleus.
La tâche ne s’annonce donc pas simple pour les hommes de Fabien
Galthié. S’ils ont remporté leurs deux derniers déplacements à
Murrayfield dans le Tournoi, les précédents déplacements à
Edimbourgh ne rappellent pas de bons souvenirs aux Tricolores. En
2020, alors qu’il était là aussi en course pour un Grand Chelem
après trois premières victoires convaincantes, le XV de France
avait vu Mohamed Haouas dégoupiller peu avant la pause en assénant
un coup de poing à Jamie Ritchie et laisser ses partenaires à 14
avec à la clé une défaite 28-17.
Deux ans plus tôt, les Bleus s’y étaient inclinés 32-26 après un
premier revers en ouverture face à l’Irlande (13-15). Malgré ces
défaites, les joueurs du XV de France avaient été autorisés à
sortir par Jacques Brunel. Mais le lendemain, alors que leur avion
du retour s’apprêtait à décoller, la police était intervenue sur le
tarmac pour faire descendre six joueurs tricolores.
Une bagarre contre des supporters écossais
Anthony Belleau, Jonathan Danty, Yacouba Camara, Félix Lambey,
Louis Picamoles et Rémi Lamerat avaient été amenés dans un
commissariat pour être entendu, l’enquête établissant qu’aucun
crime n’avait été commis.
Quelques jours plus tard, Le Journal du Dimanche avait
néanmoins révélé que certains joueurs tricolores, très éméchés,
avaient pris part à une bagarre contre des supporters écossais, y
compris des femmes. Deux joueurs en portaient les stigmates le
lendemain: Arthur Iturria (nez fracturé, lèvre ouverte)
et Geoffrey Palis (arcade ouverte).
Par ailleurs, une femme aurait également été agressée dans la
chambre d’un joueur, avec « des claques très appuyées ». La plainte
pour agression sexuelle déposée le lendemain avait néanmoins été
très vite retirée.
Après avoir dénoncé des « fausses informations » suite
aux premières révélations sur cette soirée, la Fédération Française
de rugby avait annoncé « des sanctions sportives »
contre des joueurs qui ont « porté atteinte à l’image de la
France et de son équipe de rugby ». Huit joueurs avaient été
exclus du groupe en vue du match suivant face à l’Italie: Anthony
Belleau, Rémi Lamerat, Louis Picamoles, Jonathan Danty et Félix
Lambey mais également Teddy Thomas, Sekou Macalou et Arthur
Iturria.


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