Gros conflits confirmés chez les Bleues du biathlon !

Entraîneur de l’équipe de France
féminine, Cyril Burdet est d’autant plus satisfait de la moisson
des Bleues à Milan qu’il a fallu composer avec de graves
dissensions.
Le biathlon français a vécu des Jeux exceptionnels à Anterselva.
Avec pas moins de 13 médailles et six titres olympiques, les
biathlètes tricolores ont écrasé la compétition. Et si les garçons
ont réussi l’exploit de placer un représentant tricolore sur chaque
podium, les filles ont gagné le match au nombre de médailles,
repartant d’Italie avec sept médailles, dont trois en or.
En plus de l’écrasante victoire sur le relais, les Bleues ont en
effet réalisé un doublé sur l’individuel grâce à Julia Simon et Lou
Jeanmonnot ainsi que sur la mass-start avec Océane Michelon et
Julia Simon. Et si elles ont dû se contenter des quatrième et
cinquième places sur la poursuite, Océane Michelon et Lou
Jeanmonnot ont également décroché l’argent et le bronze sur le
sprint.
« Une médaille sur deux était française, n’a pas manqué
de se réjouir Cyril Burdet, l’entraîneur des Françaises au micro de
RMC. C’est quand même une sacrée performance ! Je suis encore sur
mon petit nuage, c’est une énorme satisfaction. On arrivait sur ces
Jeux avec une grosse étiquette de favoris dans le dos, mais réussir
à le concrétiser à ce point-là et avec cette densité-là, c’est une
vraie fierté. C’est inédit »
« Des conflits importants »
Et la performance des Françaises a été d’autant plus remarquable
que la préparation en vue des Jeux n’a pas été un long fleuve
tranquille. Conséquence des différentes affaires qui ont pollué le
collectif tricolore avec en premier lieu l’affaire de la fraude à
la carte bancaire qui a valu une condamnation par la justice ainsi
qu’une suspension à Julia Simon et celle de la carabine trafiquée,
dont a été victime Océane Michelon.
« Depuis 4 ans je suis dans l’action, les Jeux étaient
le phare de ces 4 années. Bien évidemment, comme dans toute
aventure humaine, il y a des moments difficiles, a confié à ce
sujet Cyril Burdet. Mais c’est aussi dans ces moments-là qu’on
se construit. » Le technicien a reconnu à ce sujet que
les Bleues avaient eu « des conflits importants ».
« Ce qu’elles ont fait pendant 15 jours, c’est
exactement le révélateur de cette énergie : on peut avoir des
difficultés, on peut ne pas être d’accord, on peut avoir même
parfois des conflits importants, mais pour autant, on peut aussi se
réunir sur des objectifs communs et aller chercher de grandes
choses », a expliqué celui qui est devenu un grand spécialiste
de la gestion de crise.


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