27 February 2026 23:08

L’histoire est encore plus belle !

Après avoir délivré cette équipe
de France dont il était capitaine pour la première fois de sa
carrière, jeudi en Hongrie, Sylvain Francisco est revenu sur ce
dernier système qui lui a permis de faire mouche à trois points.
Même si le sauveur des Bleus aurait préféré que les Français tuent
le suspense avant.

Les amateurs de thriller ont pris un plaisir dingue à suivre le
dénouement de ce Hongrie-France, jeudi soir à Szombathely, où
Sylvain Francisco a délivré l’équipe de France (74-71) à deux
secondes de la fin sur un shoot longue distance alors que les
Hongrois venaient de remettre les compteurs à zéro, et là aussi un
panier primé complètement fou.

Le héros de la soirée, et capitaine des Bleus pour la première
fois de sa carrière, avait compris qu’il y avait de fortes chances
que ce ballon à la vie à la mort pour éviter de se retrouver en
prolongation contre ses adversaires jusqu’alors invaincus sur leur
parquet atterrisse dans ses mains.

Même Freddy Fauthoux, qui avait pourtant concocté deux systèmes
– un pour Francisco, l’autre pour Noua – savait lui aussi que le
destin des Tricolores dans ces tous derniers instants reposerait à
n’en pas douter sur les épaules du meneur du Zalgiris Kaunas.

Noua : « On sait ce qu’il est
capable de faire »

« C’était évident qu’on lui donnerait le ballon pour le
dernier tir », confiait l’entraîneur sur le site de la FFBB.
Restait au natif de Créteil à ne pas trembler. A l’entendre après
la rencontre, il n’en a pas douté un seul instant.

« Ben (Benjamin Sène) m’a fait une passe tardive exprès.
J’ai vu que j’avais le grand (sic) sur moi. J’avais deux
possibilités, drive ou shooter. J’étais confiant pour tirer »,
reconnaissait l’ancien joueur du Paris Basket, ravi de cette fin de
match rêvé pour lui, même s’il aurait préféré que l’équipe de
France ne donne pas autant de sueurs froides à ses supporters.

« J’aurais écrit +10, +15 et pas de prolongation… mais
l’histoire est encore plus belle », apprécie toutefois le
nouveau capitaine des Bleus, pas épargné par ses adversaires
(« C’était dur. J’ai essayé de trouver du rythme. Leur meneur
me pressait beaucoup ») et qui est d’autant plus à féliciter
qu’il n’avait pas participé aux mises en place collective de
Nanterre quelques jours plus tôt.

Amine Noua, qui ne regrettait pas que l’équipe ait « fait
la place » au futur sauveur, n’était pas étonné d’avoir vu
Francisco endosser le costume. « On sait ce qu’il est capable
de faire. »

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