Matthieu Jalibert, le gros coup dur ?

Contraint de déclarer forfait
face à l’Italie en raison d’une douleur au mollet, Matthieu
Jalibert est espéré face à l’Ecosse dans huit jours. Mais certains
se veulent plus prudent.
Un seul être vous manque… Alors qu’il semblait devoir se
contenter d’un rôle de joker de luxe chez les Bleus il y a encore
quelques mois, Matthieu Jalibert n’aura eu besoin que de deux
rencontres pour se rendre indispensable. Confirmant sa grande forme
depuis le début de saison, l’ouvreur bordelais a en effet été
étincelant contre l’Irlande et le pays de Galles et son absence
s’est fait sentir, le week-end dernier, face à l’Italie.
Alors qu’il était attendu pour enchaîner aux côtés d’Antoine
Dupont et Thomas Ramos, le natif de Saint-Germain-en-Laye avait
finalement dû déclarer forfait la veille du match en raison d’une
douleur au mollet, obligeant à un jeu de chaises musicales dans les
lignes arrières avec Thomas Ramos le replaçant à l’ouverture, Théo
Assittogbe glissant à l’arrière et Gaël Dréan connaissant sa
première sélection à l’aile.
« J’ai ressenti une petite gêne au niveau du mollet à
la dernière action du match contre le pays de Galles. On pensait à
des crampes, une petite tension musculaire, a expliqué
Matthieu Jalibert au micro de France 2 en marge de la rencontre
contre l’Italie. On a essayé de gérer la semaine de la
meilleure des façons. Mais les sensations lors de la mise en place
n’étaient pas très bonnes donc j’ai fait un examen poussé qui a
révélé une petite lésion au niveau du mollet. On ne voulait pas
prendre de risque pour ne pas aggraver la blessure et me soigner
sereinement pour espérer revenir contre l’Écosse. »
« Un mollet, c’est sournois »
Tandis que Matthieu Jalibert a passé sa semaine au Pyla, tout
près d’un certain Antoine Dupont, l’optimisme serait toujours de
mise concernant son retour pour le déplacement en Ecosse. Pourtant,
à en croire Richard Dourthe, la prudence doit être de mise.
« Un mollet, c’est sournois. Je parle en connaissance
de cause : j’ai souvent traîné ce genre de blessure au fil de ma
carrière. Un mollet, ça use. Ça vous laisse croire que tout va bien
puis ça vous freine au moment précis où vous voulez
accélérer », a ainsi confié l’ancien arrière au Midi
Olympique.
« Quinze jours pour guérir, retrouver des appuis,
reprendre confiance, c’est court, a-t-il poursuivi. Très court
avant un rendez-vous capital et pour lequel les Bleus auront besoin
de leur meneur de jeu… » Le premier entraînement, lundi,
à Marcoussis devrait permettre à Matthieu Jalibert de se rassurer.
Ou non.


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