26 February 2026 09:11

Les vérités de Tsitsipas

Eliminé d’entrée à Dubaï où il
était le tenant du titre, Stefanos Tsitsipas fait plus parler de
lui par ses interviews que par ses résultats. Cette semaine, le
Grec a notamment taclé son ancien entraîneur Goran Ivanisevic et a
reconnu qu’il venait jouer au Moyen-Orient principalement pour
l’argent.

Lundi prochain, Stefanos Tsitsipas ne sera plus classé parmi les
40 meilleurs joueurs du monde. Une première depuis 2018 pour le
joueur de 27 ans, qui a été éliminé d’entrée à l’ATP 500 Dubaï,
dont il était le tenant du titre. Avant cette élimination, le Grec
s’était confié dans les colonnes de The National News sur
son staff, lui qui est maintenant de nouveau entraîné par son père,
après une brève période où il a collaboré avec Goran Ivanisevic,
lors de la dernière saison sur gazon notamment. Sans citer
le Croate, Tsitsipas reconnait qu’il n’a pas toujours été facile de
travailler avec lui.

Tsitsipas tacle
Ivanisevic

« Je me sens comme chez moi avec mon équipe. J’ai le sentiment
qu’ils sont parfaitement à leur place. Et je ne ressens aucune
anxiété au sein de l’équipe, explique-t-il. (…) Je regrette
certaines décisions hâtives que j’ai prises en me basant sur leurs
performances passées et autres considérations de ce genre. Ce que
j’en ai tiré, c’est que ce n’est pas parce qu’on est un bon joueur
de tennis, ou même si on a bien joué au tennis dans sa vie, qu’on
est forcément un bon entraîneur. Et parfois, les personnes
qui vous conviennent ne sont pas forcément les meilleurs joueurs du
monde, pas forcément des vainqueurs de Grand Chelem, pas forcément
des légendes de ce sport.
Ce genre de personnes peut
parfois tirer le meilleur de vous-même, contrairement à celles qui
jouissent d’un certain statut dans le milieu. »

Tsitsipas : « Je n’ai jamais
reçu de bonnes offres pour aller en Amérique du
Sud »

Sur un sujet complètement différent, Stefanos Tsitsipas a
également expliqué, dans les colonnes de Clay, les raisons
qui le font jouer sur dur au Moyen-Orient au mois de février, et
pas sur terre battue, sa surface préférée, en Amérique du Sud.
Elles sont purement financières, avoue-t-il. « Je n’ai jamais reçu
de bonnes offres pour y aller ; quand l’écart financier est
important, on n’a pas vraiment d’autre choix que de s’en tenir à ce
qui soutient sa carrière. Je vais être direct et honnête :
financièrement, il est compréhensible que je privilégie d’autres
destinations que l’Amérique du Sud.
Tous les joueurs
choisissent leurs tournois en fonction des garanties qu’ils
offrent. C’est le jeu du tennis. Cela fait toute la différence.
J’adorerais jouer là-bas. J’ai toujours rêvé de visiter l’Amérique
du Sud et j’en ai entendu parler en termes élogieux. J’ai aussi
beaucoup de fans là-bas. » En attendant, peut-être un jour,
l’Amérique du Sud, c’est en Amérique du Nord qu’on retrouvera
Stefanos Tsitsipas au mois de mars, pour les Masters 1000 d’Indian
Wells et Miami.

Author