Justine Braisaz-Bouchet, les raisons de sa mise à l’écart

Totalement passée au travers des
Jeux Olympiques de Milan, Justine Braisaz-Bouchet a été écartée du
relais féminin. Un choix « logique et légitime » selon
Stéphane Bouthiaux, le directeur des équipes de France de
biathlon.
L’équipe de France de biathlon a flambé comme jamais lors des
Jeux Olympiques de Milan-Cortina, cumulant pas moins de 13
médailles dont six titres olympiques. Une performance royale à
laquelle ne s’attendait pas Stéphane Bouthiaux, le patron du
biathlon tricolore.
« On n’aurait jamais pensé ramener autant de
médailles, a-t-il ainsi confié dans une interview accordée à
Nordic Magazine. C’est sûr qu’on avait fait la même chose ces
deux dernières années sur les Mondiaux, avec une course en plus,
mais on sait qu’il y a toujours des surprises aux Jeux. C’est pour
ça que je disais qu’entre cinq et sept médailles, on serait super
satisfaits. Sept, c’était notre record à Pékin. Je me disais que si
on arrivait à l’égaler, ce serait extraordinaire. Avec 13
médailles, on est comblés. »
Tous les biathlètes tricolores engagés à Milan sont repartis
d’Italie avec au moins une médaille du plus beau métal. Tous sauf
une, Justine Braisaz-Bouchet. Sacrée sur la mass start à Pékin, la
native d’Albertville est totalement passée au travers de ses Jeux.
Seulement 80e de l’individuel après un terrible 12 sur
20 aux tirs, la biathlète des Saisies avait enchaîné avec une
62e place sur le sprint avec cette fois un rédhibitoire
6 sur 10 derrière la carabine.
Justine Braisaz-Bouchet plombée par le tir
Deux ratés aux lourdes conséquences puisque la Savoyarde avait
été écartée du relais féminin au profit de Camille Bened, passée à
une balle d’une médaille d’argent sur l’individuel. Et malgré les
difficultés de la nouvelle venue chez les Bleues lors du relais,
Sébastien Bouthiaux ne regrette pas son choix.
« Compte-tenu des performances montrées depuis le début
de saison, c’était complètement logique et légitime de ne pas
aligner Justine, a-t-il expliqué. Sur une piste de deux kilomètres
qui ne faisait pas beaucoup d’écarts, il fallait privilégier les
capacités au tir et les filles alignées avaient des moyennes
supérieures aux siennes. »
Le Jurassien a également analysé la quinzaine cauchemardesque de
JBB, conclue sur une 27e place sur la mass-start.
« Ça a été très compliqué, a-t-il lancé. Elle
a très mal commencé sur les premières courses et, derrière, la
machine à gamberger a pris le dessus et elle n’a jamais réussi à se
mettre réellement dans les Jeux. Preuve en est avec la mass-start
où on avait décidé de lui faire confiance et où ça n’a pas
fonctionné. »


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