24 February 2026 04:01

Les trois victoires du XV de France remises en question !

Auteurs d’un sans faute depuis le
coup d’envoi du Tournoi des Six Nations, les Bleus voient leurs
succès dévalorisés en raison de la faiblesse de
l’opposition.

Le France-Angleterre qui clôturera la Tournoi des Six Nations
dans trois semaines ne sera pas la finale attendue. La faute à un
XV de la Rose totalement à l’arrêt. Si les Anglais avait bien
débuté la compétition en dominant facilement le pays de Galles, ils
ont enchaîné avec deux lourdes défaites en Ecosse et face à
l’Irlande.

La finale se tiendra finalement à Edimbourg à l’occasion de la
prochaine journée. Une victoire en Ecosse sacrerait déjà les Bleus
en attendant un éventuel Grand Chelem une semaine plus tard. Et le
suspense a failli totalement s’envoler le week-end dernier. Le XV
du Chardon a en effet eu toutes les peines du monde à venir à bout
des Gallois, qui courent pourtant toujours après une première
victoire depuis désormais trois ans.

Et avant cette victoire arrachée in extremis à Cardiff, l’Ecosse
s’était prise les pieds dans le tapis en ouverture en Italie. De
quoi offrir une voie royale aux hommes de Fabien Galthié. Mais pour
certains analystes, le mérite des Bleus en pâtît inévitablement.
« On a l’impression que les autres équipes ont du mal: ce
Tournoi n’est pas de très haut niveau »
, a ainsi asséné Pierre
Berbizier dans les colonnes de Sud Ouest, ajoutant :
« On a l’impression que seule l’équipe de France est à son
niveau. »

« On a su faire nos matches et exploiter la faiblesse
de nos adversaires alors qu’eux n’ont pas su utiliser les nôtres,
a-t-il poursuivi. On ne peut pas critiquer l’équipe de France: elle
fait le job. Elle le doit notamment à son potentiel joueurs qui
fait naturellement monter son niveau. »
Et l’avais de
l’ancien sélectionneur est partagé par Guy Accocebery.

Des adversaires fatigués ?

« Globalement, ce Tournoi est sur courant alternatif.
Quand on voit ce que l’Ecosse est capable de faire contre
l’Angleterre et les matches qu’elle produit en Italie et au pays de
Galles…,
a-t-il lancé. Depuis la dernière Coupe du monde,
on est allés vers un rugby plus complet, plus exigeant en terme
d’efforts. »
Une aubaine pour les Bleus, dont le
potentiel joueurs n’a rien à voir avec celui de ses rivaux.

« J’ai l’impression que les joueurs qui n’enchaînent
pas les matches sont souvent les meilleurs. Prenez Meafou et
Flament qui ont peu joué au début du Tournoi et qui ont semblé être
les plus frais dimanche,
a-t-il souligné. A l’inverse,
j’ai le souvenir d’un Ben Earl qui avait fini exténué le match en
Ecosse. Ce week-end, il était de nouveau titulaire en Irlande.
Résultat: on ne l’a pas vu du match. »

« Ajoutez à ça un Tournoi qui propose pour la première
fois trois matches consécutifs, la tournée des Lions l’été dernier…
Les adversaires font peu tourner, parfois faute de joueurs à
disposition, ce qui peut expliquer des trous d’air »,

a-t-il encore analysé.

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