Catastrophe en pleine course sur la mass-start des JO !

Alors qu’il espérait sauver des
Jeux Olympiques globalement décevants, Tommaso Giacomel a connu une
terrible défaillance ce vendredi lors de la
mass-start.
Début janvier, quand il venait de signer sa troisième victoire
consécutive en Coupe du monde, on se disait que Tommaso Giacomel
serait l’homme à battre sur ces Jeux Olympiques. A domicile, en
pleine forme, l’Italien avait tout pour viser des médailles devant
son public. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu.
Après une belle entame, avec une médaille d’argent sur le relais
mixte, et une sixième place loin d’être infâmante sur l’individuel,
le calvaire de Giacomel a commencé : une 22e place sur le sprint,
qui a compromis la poursuite (9e), avant un relais totalement raté
pour les Azzurri, où il n’a rien pu faire (14e).
Le pire restait à venir. Giacomel avait l’occasion de sauver ses
JO avec la mass-start, et il était bien parti, dans le peloton de
tête à mi-parcours. Et soudain, plus rien. Subitement trahi par son
corps, l’Italien a ressenti une vive douleur, une sensation
d’essoufflement. Il s’est mis à avancer au ralenti, avant de
rapidement abandonner. La mort dans l’âme.
Terrible fin pour Giacomel
Le deuxième du classement général de la Coupe du monde a ensuite
donné de ses nouvelles via les réseaux sociaux.
« Je vais bien… enfin, si je peux dire
que je vais bien après avoir dû abandonner en tête d’une course
olympique… Juste après la deuxième manche, mon corps a soudainement
lâché et j’avais beaucoup de mal à respirer et à bouger, alors j’ai
dû m’arrêter. C’est la pire sensation que j’aie jamais ressentie.
J’ai essayé de skier très lentement au début du troisième tour,
mais mon corps ne suivait plus », a-t-il expliqué.
« J’ai beaucoup de pensées qui se
bousculent dans ma tête… frustration, colère, déception… C’est
terrible. C’est terrible d’abandonner, mais aujourd’hui, je ne
pouvais rien faire contre mon corps. Ce n’est certainement pas la
fin de compétition que j’espérais, mais je n’abandonnerai jamais.
Quatre ans passent à une vitesse folle et je retenterai ma chance
en France, promet le biathlète de 25
ans. J’aurai des examens médicaux dans
les prochains jours pour comprendre ce qui s’est passé
aujourd’hui… » Pour digérer la
déception, cela risque d’être long.


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