Nouvelle affaire de violences pour le hockeyeur Pierre Crinon

Suspendu par la Fédération
française de hockey sur glace après une bagarre, Pierre Crinon se
retrouve désormais poursuivi par la justice.
Le rêve olympique de Pierre Crinon a viré au cauchemar à
Milan-Cortina. Pour ses premiers Jeux, le défenseur de l’équipe de
France de hockey sur glace se retrouve au cœur d’une double
polémique, sportive et judiciaire.
Mardi 17 février, le joueur des Brûleurs de Loups de Grenoble
n’a même pas disputé la dernière rencontre face à l’Allemagne,
conclue par une quatrième défaite en autant de matches (5-1). En
cause : une suspension décidée par la Fédération française de
hockey sur glace.
Dimanche, lors du match contre le Canada, Crinon avait été exclu
après une bagarre avec Tom Wilson. Les arbitres avaient dû
intervenir pour séparer les deux hommes. Dans un communiqué,
l’instance fédérale a dénoncé « un comportement provocant » à la
sortie de la glace, évoquant « une violation manifeste de l’esprit
olympique » et une atteinte « aux valeurs de notre sport ».
Une affaire relancée par la justice
L’épisode olympique a eu des répercussions au-delà de la glace.
À Grenoble, le procureur de la République, Étienne Manteaux, a
annoncé la reprise de poursuites judiciaires, comme l’a révélé
La Dépêche. Le joueur est poursuivi pour violences
volontaires avec arme, avec une audience fixée au 27 mai 2026.
Les faits remontent au 30 novembre, lors d’un match entre
Grenoble et Angers. Crinon avait frappé au visage le gardien
angevin Matthew O’Connor avec un gant renforcé, provoquant un
traumatisme facial et trois jours d’ITT. La procédure avait d’abord
été classée sans suite, en raison d’une suspension disciplinaire de
sept matches.
Mais la nouvelle altercation aux Jeux a changé la donne. «
Compte tenu de la réitération de faits de violences lors des Jeux
olympiques contre un joueur canadien, le procureur constate que
monsieur Crinon n’a pas su saisir l’opportunité de ce classement
pour cesser tout comportement violent », précise le
parquet.


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