Eric Perrot au plus mal

Eric Perrot a puisé très profond
en lui dans les derniers hectomètres de son relais, mardi, pour
permettre aux Bleus de l’emporter devant la Norvège.
Les supporters tricolores présents en Italie ont dû prendre leur
mal en patience avant d’entendre la Marseillaise résonner dans le
ciel d’Anterselva. La faute à Eric Perrot, pris d’un malaise à
l’arrivée. « Je vous garantis qu’il était sur le lit avec
un seau pas loin. J’ai déjà vu des mecs se mettre mal. Mais là,
Éric a mis la barre très haut », a soufflé Quentin
Fillon-Maillet.
« On avait dit ‘la gagne ou l’hôpital’, j’ai eu les
deux », a glissé l’intéressé, qui a dû s’employer comme
jamais pour résister à Vetle Christiansen, considéré comme le
meilleur finisseur du monde et une fois encore fidèle à sa
réputation comme en témoigne son cinq sur cinq lors du dernier tir
debout.
« Quand je regarde le tir de Vetle, je me dis « aïe,
ça fait chier quand même, il aurait pu en louper 2-3 ça aurait été
sympa », a-t-il reconnu après coup, ajoutant :
« Ce sont des moments de match, des moments de combat que
l’on a à chaque relais. »
« J’ai encore fait quelques erreurs sur ce duel-là mais
je suis fier que ça ait tourné à mon avantage. Il n’aurait pas
fallu que ça dure beaucoup plus longtemps car j’étais bien cuit à
la fin, pour garder des termes corrects », a-t-il
poursuivi avant d’insister sur la force du collectif tricolore.
» C’était un moment difficile »
« On sait l’histoire qu’on porte, toutes les personnes
qu’il y a derrière. C’est ce qui m’a mis dans cet état-là. Et en
même temps, ce sont ce qui m’a poussé à finir », a-t-il
expliqué avant d’en remettre une couche au micro de RTL ce
mercredi : « Vivre des émotions comme ça, ce n’est
pas souvent. Je pense que ce mix d’émotions, de fatigue, de plein
de choses m’a mis un petit peu dans les cordes quand même. C’était
un moment difficile, mais aussi très fort. Je pense que ça créera
des très bons souvenirs et ça fait marrer les
copains. »
« On passe tellement de temps ensemble que oui, bien
sûr qu’on est des copains », a-t-il renchéri,
ajoutant : « Je pense que c’est ce qui fait aussi la
puissance de ces relais-là, c’est de ressentir au-delà de simples
coéquipiers avec qui on s’entraîne, de sentir une vraie émulation,
une vraie force qu’on développe avec ces années. »


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