16 February 2026 13:37

Aimé Jacquet, une scène coupée au montage dans Les Yeux dans les Bleus

Lors de la demi-finale de la
Coupe du monde 1998 entre la France et la Croatie, Aimé Jacquet a
adressé un discours de motivation aux Bleus, dont une certaine
partie a été coupée au montage.

On approche lentement mais sûrement des 30 ans de la victoire de
l’équipe de France à la Coupe du monde 1998. Et pour tous ceux qui
ont vécu ce moment magique de l’histoire du sport français, le
souvenir s’accompagne aussi des séquences vues (et revues) du
documentaire diffusé par Canal+, Les Yeux dans les
Bleus.

Les défenseurs français qui se préparent à affronter Ronaldo en
finale, Aimé Jacquet qui demande à Robert Pirès de muscler son jeu,
Zinedine Zidane qui chante « On ira tous au
paradis »
… Chacun aura sans doute son moment préféré.

Ce qui fait la force du documentaire, c’est la sensation de
plonger véritablement dans l’intimité des Bleus, à travers la
caméra de Stéphane Meunier. On y voit tout, et pas que le meilleur:
Zidane en pleine détresse après son carton rouge contre l’Arabie
Saoudite, Christophe Dugarry qui s’en prend à ces
« put… » de journalistes ou même Fabien Barthez une
cigarette à la main, dans sa chambre de Clairefontaine.

Aimé Jacquet s’est lâché

Rien n’a été censuré ? C’est presque vrai.
Dans un sujet de L’Equipe
consacré au traitement par les médias
de ce genre de sujets, Charles Bietry fait une révélations sur
Les Yeux dans les Bleus.

« Aimé Jacquet l’avait vu mais ne m’avait pas demandé
d’enlever quoi que ce soit, c
onfie l’ancien patron du service
des sports de Canal+. C’est moi qui avais supprimé une partie
d’un discours de motivation à ses joueurs
 (à la mi-temps
de la demi-finale France-Croatie, 2-1) qui
dépassait, involontairement sans doute, sa pensée. »

Aimé Jacquet a peut-être eu quelques mots maladroits, ce qui
peut arriver dans le feu de l’action. La séquence n’en reste pas
moins forte. A 0-0 à la pause, le sélectionneur sent qu’il doit
bouger ses joueurs, trop timorés. « Vous avez peur de quoi
? Vous avez peur de qui ? »
, leur demande Jacquet, qui
leur assure qu’en ne réagissant pas la sentence sera sans appel:
« Vous allez perdre, les gars, vous allez perdre
! »
On connaît la suite. Elle sera mythique.

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