Thomas Ramos, énorme incompréhension après sa mise à l’écart

Devenu pour beaucoup l’égal
d’Antoine Dupont au sein du XV de France, Thomas Ramos a connu des
débuts compliqués chez les Bleus.
Thomas Ramos est-il devenu plus important qu’Antoine Dupont en
équipe de France ? C’est l’avis de plusieurs observateurs
depuis plusieurs mois. « Au vu de ses performances
individuelles, je ne peux pas occulter le rôle de Thomas Ramos.
Pour moi aujourd’hui c’est… Bien sûr qu’Antoine (Dupont) est
exceptionnel mais pour moi Thomas Ramos c’est le meilleur joueur au
monde aujourd’hui », a ainsi récemment confié Laurent
Labit au sujet de l’arrière du XV de France.
Sans surprise, Fabien Galthié n’a pas voulu prendre parti.
« C’est super que vous leur donniez du bonheur, des
satisfecit… Mais les joueurs savent qu’ils sont exposés aux
louanges et aux critiques, que c’est un ascenseur émotionnel. Ils
savent qu’ils peuvent passer du statut de meilleur joueur du monde
à joueur le plus catastrophique du monde en un rien de temps,
a-t-il soufflé en conférence de presse, jeudi. C’est bien quand
on est traité de la sorte, mais on se prépare aussi à d’autres
traitements. »
Premier joueur de l’histoire à avoir atteint la barre des 500
points avec le XV de France, Thomas Ramos a connu des débuts
difficiles avec les Bleus. Appelé pour la première fois à
l’occasion du Tournoi des Six Nations en 2019, il avait enchaîné
quelques mois plus tard avec la Coupe du monde. Victime d’une
petite entorse de la cheville, il doit en effet quitter l’aventure
après les deux premiers matches, Jacques Brunel, le sélectionneur
de l’époque préférant rappeler Vincent Rattez plutôt que d’attendre
son rétablissement. Un choix que le Toulousain a et du mal à
digérer.
« Il l’a mal vécu »
« Ça a été dur à accepter sur le moment »,
avait-il reconnu quelques semaines plus tard, ajoutant : «
Un examen médical a été pratiqué le lendemain du match face aux
USA. J’avais pris un coup, la cheville avait un peu tourné, donc il
y avait quand même quelque chose à l’IRM. Mais quand je suis arrivé
en France et que j’ai passé d’autres examens, tout était OK. Donc,
je ne comprends pas trop ce qui s’est passé. Autant sportivement,
je peux comprendre, autant médicalement… Si j’avais la chance de
refaire une Coupe du monde et que cette situation se reproduisait,
je n’irais certainement pas passer une IRM. »
Interrogé dans les colonnes du Midi Olympique, Jacques Brunel
est revenu sur ce « différend ». Le corps médical
l’avait déclaré blessé et comme les délais de guérison devaient
durer environ deux semaines, je n’ai pas pris le risque de le
garder blessé, a-t-il expliqué. J’ai préféré avoir une ressource
supplémentaire opérationnelle. Notre histoire a commencé sur un
malentendu et une déception pour lui, très
certainement. »
« C’est un choix qui a été fait à l’époque et
malheureusement, il l’a mal vécu. C’était un jeune joueur, il y
avait Maxime Médard devant lui », a-t-il poursuivi,
ajoutant : « C’est un râleur, mais dans le bon sens
du terme. Il râle parce qu’il veut que tout soit parfait, parce
qu’il déteste perdre. »


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