12 February 2026 19:18

Galthié décrypte ses choix

Le sélectionneur du XV de France
Fabien Galthié a expliqué ses choix pour le match contre le pays de
Galles ce jeudi en conférence de presse.

Fabien Galthié, pourquoi avez-vous choisi de garder le
même pack que contre l’Irlande ?

En raison de la performance face à l’Irlande, l’équilibre, la forme
du moment.

Pourquoi avoir choisi Fabien Brau-Boirie et comment
a-t-il réagi à cette première titularisation ?

Comme Noah Nene, il s’est d’abord adressé aux joueurs blessés. Ce
qui l’a amené à être sélectionné, ce sont ses performances avec les
U20, il est venu travailler avec nous depuis un an. Il devait venir
avec nous en Nouvelle-Zélande, mais il s’est blessé à une cheville.
C’est un très jeune joueur, mais il s’impose régulièrement tous les
week-ends.

Son compère Emilien Gailleton semble avoir une chance à
saisir à Cardiff…

Emilien est avec nous depuis l’été 2023, il a une bonne expérience.
Il est revenu de blessure, il est en forme. Il a toujours saisi sa
chance, rarement déçu. Il est toujours à la hauteur, il se prépare,
c’est un compétiteur. Il affiche ses ambitions et c’est super pour
l’émulation. Lorsque je l’ai rappelé la semaine dernière, on a eu
une discussion sur comment il se sentait, s’il était prêt, il m’a
dit qu’il était très heureux, très en forme. Sa présence est
cohérente.

Le fait qu’ils jouent ensemble toute l’année est un
avantage ?

Cela crée une connaissance supplémentaire qui, dans des moments
réflexes, rajoute une complicité. On profite de ça. C’était pareil
avec l’association bordelaise la semaine dernière. Sébastien
Piqueronies et son staff travaillent bien. Nous avons des échanges
permanents avec lui, comme avec tous les managers concernés par les
groupes de 42, de 23. Je les en remercie.

Galthié : « On n’est jamais
figé sur une organisation »

Le poste de centre semble celui où il y a le plus de
densité dans le groupe France…

Il y a une rotation importante, liée aux blessures. Je pense aussi
à Pierre-Louis Barassi, qui a performé avec nous, qui est en phase
de reprise. On a de la matière, c’est vrai. J’ai une pensée aussi
pour Gaël (Fickou), qui est présent dans notre esprit. On cherche à
développer des potentiels. Quand tout le monde est sur le pont, il
y a de l’émulation. Et quand il y a des blessures, on a envie que
ces jeunes joueurs prennent du plaisir et fassent briller le
maillot.

Le match contre le pays de Galles n’était-il pas
l’occasion de faire plus de changements, tester une autre formule
?

On n’est jamais figé sur une organisation. Il y a trois changements
sur blessure et deux rotations chez les finisseurs : Maxime
Lamothe, qui est bon avec l’UBB et a été bon avec nous en novembre,
rentre à la place de Peato Mauvaka, et le retour de Thibaud
(Flament). Hugo Auradou et Peato ont fait un très bon match, mais
dans ce cas, il y a une forme d’émulation. Le groupe est ouvert. On
a envie de voir des joueurs qui sont performants en club et avec
nous, qui créent de l’émulation.

Laurent Labit a dit que Thomas Ramos était le meilleur
joueur du monde actuellement, qu’en pensez-vous ?

Quand on joue en équipe de France, on est exposé aux louanges et
aux critiques. Les joueurs le savent. Mais ce n’est pas tellement
ce qui nous intéresse quand on prépare les matchs. On est plutôt
focus sur le fait de jouer au rugby et élever notre niveau de
performance, se projeter vers Cardiff, qui est pour moi le plus
beau stade au monde.

Pourquoi avez-vous conservé cette deuxième ligne
?

Charles Ollivon travaille avec nous depuis 2020, plutôt en 7, mais
ça fait longtemps qu’on pense à lui en 4. Il peut jouer 8 aussi,
bien sûr. En club, il joue à tous ces postes-là. Il mérite de
rejouer aux côtés de Mickaël Guillard, les deux ont été
performants. Mais c’est vrai que Thibaut (Flament) a toujours été
performant avec nous. Mani (Meafou), on a toujours confiance en son
potentiel, on attend de lui une belle rentrée en n°5.

Galthié : « Quand on est
joueur de rugby, jouer à Cardiff, on en rêve »

Antoine Dupont et Anthony Jelonch ont-il été perturbés
par l’affaire sortie cette semaine ?

Depuis que je suis sélectionneur, il y a toujours une actualité
extra-sportive autour de l’équipe de France. On en a parlé en
interne, les joueurs en ont parlé entre eux, mais c’est
extra-sportif. On se concentre sur la performance de l’équipe de
France.

Quel est le plus gros risque en affrontant le Pays de
galles, qui souffre depuis plusieurs années ?

Quand j’ai découvert le stade de Cardiff, j’avais l’âge de Fabien
Brau-Boirie et Noah Nene. Les chants sont ininterrompus, ça
commence quand vous descendez du bus et ça dure deux heures. Il y a
une dimension émotionnelle très forte à vivre, c’est très
particulier. Ça donne un supplément d’âme aux Gallois et ça peut
saisir les Français. Il faudra préparer ça avec les joueurs. Après,
quand on est joueur de rugby, jouer à Cardiff, on en rêve. Et
surtout, il faudra respecter l’adversaire. Quelles que soient ses
performances passées. Le rugby est un sport de combat et il ne faut
pas laisser la place à l’adversaire. Je suis sûr qu’il y aura une
énorme intensité en début de match.

Un mot sur votre cote de popularité, qui est au plus
haut ?

Ce qui me touche, c’est que l’équipe de France soit aussi
appréciée. J’aime l’histoire qu’on raconte depuis 2020, ce qu’elle
représente au plus grand nombre. Je ressens le Stade de France,
plein comme un œuf un jeudi soir. Ça m’émeut car ça n’a pas
toujours été le cas. Je remercie les Français qui nous supportent.
On a envie de continuer avec eux.

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