Quentin Fillon-Maillet, le choc

En course ce mardi pour une
septième médaille olympique, Quentin Fillon-Maillet se souvient de
la folie provoquée par sa réussite aux Jeux de
Pékin.
Et une qui fait six. Quentin Fillon-Maillet a décroché,
dimanche, sa sixième médaille olympique grâce au sacre du relais
mixte tricolore en ouverture des Jeux Olympiques. A Pékin, il y a
quatre ans, le Jurassien avait en effet terminé les JO avec cinq
médailles en six courses, ratant le grand chelem d’un rien (il
avait terminé quatrième de la mass start).
« C’était dingue ! J’arrivais aux Jeux olympiques avec
beaucoup d’attentes parce que ceux de Pyeongchang ne s’étaient pas
bien passés, s’est-il souvenu auprès de RMC. Moi, mon rêve
d’enfant, c’était de réussir à être le meilleur biathlète du monde,
et j’ai réussi à le faire aux Jeux olympiques sur l’ensemble des
deux semaines. C’était un rêve en fait… »
Mardi, l’ancien vainqueur du gros globe tentera de poursuivre sa
belle série en décrochant une septième médaille, ce qui lui
permettrait d’égaler le record en la matière de Martin Fourcade. Et
s’il ne brille guère depuis le début de saison, QFM est forcément
soulagé de la première médaille remportée dimanche avec le relais
mixte. A Pékin, l’argent décroché en ouverture avait servi de
catalyseur.
« Cette première médaille a été un soulagement »
« Sur le relais mixte, il y avait beaucoup d’attentes
et de questions. On ne connaissait pas la piste, on ne savait pas
si les skis allaient être performants, comment on allait gérer le
vent… Donc cette première médaille a été un soulagement. Car peu
importe ce qui allait se passer, j’avais déjà une médaille
olympique », a-t-il raconté. Son sacre sur l’individuel
avait confirmé la tendance.
« J’ai senti qu’il se passait quelque chose sur
l’individuel. Il y avait beaucoup de doutes concernant le vent et
le froid, et finalement ça a vite été effacé parce que j’étais bien
préparé », a-t-il expliqué, ajoutant : « Il n’y
avait qu’une poignée d’athlètes qui me faisait vraiment stresser.
Les autres athlètes, je savais que c’était plus facile. C’est
peut-être arrogant de dire ça, mais il y avait une forme de prise
de contrôle de l’événement, jusqu’à gérer un peu les trucs comme on
le souhaite. Ça, c’était incroyable. »


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