2 February 2026 01:38

Le triplé pour le Danemark !

Après le titre olympique en 2024
puis le titre mondial en 2025, le Danemark s’est installé au sommet
de l’Europe devant son public d’Herning grâce à un succès face à
l’Allemagne (34-27).

Le Danemark complète la trilogie. Après avoir été sacré
champions olympiques à Lille à l’été 2024 puis champions du monde à
Bærum en 2025, les joueurs de Nikolaj Jakobsen ont ajouté le sacre
européen devant leur public du Boxen d’Herning aux dépéens de
l’Allemagne. Une finale a démarré sur des bases élevées. Emmenée
par Julian Köster (4 buts sur 7 tirs), la Mannschaft a tenu tête
aux hôtes de la phase finale de la compétition. Si les Danois ont
fait la course en tête pendant les neuf premières minutes, Juri
Knorr (5 buts sur 11 tirs) a bonifié un échec de Johan Hansen (7
buts sur 8 tirs) pour permettre à l’Allemagne de prendre l’avantage
au tableau d’affichage. Toutefois, les protégés d’Alfred Gislason
n’ont pas pu se détacher. Ce à quoi s’est ajouté un coup dur
majuscule peu avant le quart d’heure de jeu. Déjà sorti pour deux
minutes de manière précoce pour avoir mis la main au visage de
Mathias Gidsel, Tom Kiesler a vu rouge pour une nouvelle faute sur
l’arrière droit danois.

Sans le chef de sa défense, la sélection allemande a vu le ciel
s’assombrir. Ce qui s’est traduit au tableau d’affichage de manière
immédiate. Simon Pytlick (8 buts sur 12 tirs) a fait parler la
poudre pour inscrire deux buts coup sur coup et donner trois
longueurs d’avance au Danemark. Touchés mais pas coulés, les
Allemands ont donné du fil à retorde à la défense danoise. Alors
qu’Andreas Wolff (14 arrêts à 31% d’efficacité) s’est imposé sur
jet de sept mètres face à Emil Jakobsen (3 buts sur 6 tirs), Lukas
Zerbe (2 buts sur 3 tirs) puis Lukas Mertens (1 but sur 1 tir) ont
ramené leur équipe à une unité. A neuf minutes de la pause, Franz
Semper (1 but sur 2 tirs) a bien suivi une perte de balle de Thomas
Arnoldsen (5 buts sur 6 tirs) pour remettre les deux équipes à
égalité. Sauf que le chassé-croisé entre les deux formations n’a
pas tenu jusqu’à la pause.

Wolff a retardé
l’échéance

La faute à l’entrée en jeu d’un Kevin Møller (8 arrêts à 35%
d’efficacité) inspiré à la place de l’ancien joueur de Nantes Emil
Nielsen (7 arrêts à 37% d’efficacité) dans la cage danoise. Johan
Hansen puis Mads Hoxer (1 but sur 1 tir) ont permis au Danemark de
faire à nouveau le break, écart de deux longueurs sur lequel la
mi-temps a été sifflée. Dès la reprise, l’Allemagne a tapé du poing
sur la table. Johannes Golla (5 buts sur 5 tirs) a trouvé des
espaces pour emmener un 3-1 en un peu plus de quatre minutes pour
rétablir une égalité au tableau d’affichage. Sauf que la Mannschaft
a alors été muette en attaque pendant six interminables minutes. De
l’autre côté du terrain, malgré un Andreas Wolff déterminé, les
Danois ont trouvé des solutions pour signer un 3-0 et aborder les
20 dernières minutes de la rencontre dans de bonnes conditions. Les
deux équipes se sont alors une nouvelle fois neutralisées avec
l’écart oscillant entre deux et trois longueurs.

Néanmoins, grâce à un Mathias Gidsel (7 buts sur 14 tirs) devenu
le joueur le plus prolifique dans une seule édition de l’Euro en
dépassant la légende Kiril Lazarov, le Danemark a su maintenir
l’Allemagne à bonne distance. Un suspense qui a pris fin à l’entame
des cinq dernières minutes quand, après un arrêt d’Emil Nielsen sur
un jet de sept mètres de Nils Lichtlein (2 buts sur 3 tirs), Niclas
Kirkeløkke (2 buts sur 3 tirs) a donné quatre longueurs d’avance à
son équipe. Dans la foulée, Jannik Kohlbacher a également pris un
carton rouge pour un coup à la tête de Mads Hoxer. Le sort en était
jeté. Deux ans après son échec en finale face aux Bleus à Cologne,
le Danemark s’impose de sept longueurs (34-27) et remporte le
troisième titre de champion d’Europe de son histoire, le premier
depuis 2012. Un podium complété par la Croatie, qui a eu le dernier
mot face à l’Islande (33-34) plus tôt dans l’après-midi.

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