Lucas Chevalier, une sanction annoncée

Lucas Chevalier a été laissé sur
le banc face à Newcastle, laissant Matvey Safonov prendre sa place
dans les buts du PSG.
Lucas Chevalier a-t-il perdu sa place de titulaire au PSG ?
Mercredi, pour affronter Newcastle en Ligue des champions (1-1),
Luis Enrique a surpris tout le monde. Il a préféré aligner Matvey
Safonov plutôt que Lucas Chevalier, pourtant recruté l’été dernier
pour remplacer Gianluigi Donnarumma, poussé vers la sortie.
Pour la quatrième fois lors des dix dernières rencontres, et
seulement la deuxième pour des raisons sportives, Chevalier est
resté sur le banc. Numéro 1 indiscutable à son arrivée, le Français
voit désormais sa position remise en question après plusieurs
erreurs, tandis que Safonov profite de ses performances pour
inverser la tendance.
Jérôme Alonzo, interrogé par Le Parisien, n’a pas caché son
analyse : « Si c’est une manœuvre visant à piquer Lucas
Chevalier, je ne suis pas sûr que Luis Enrique décroche son
doctorat de psycho tout de suite. Avec lui, je ne me risquerais pas
à pronostiquer quoi que ce soit dans les choix qu’il pourra faire,
mais selon moi le message est clair : Lucas, tu m’as déçu, Matvey,
voilà les clés ! »
« On est entre la sanction et l’humiliation »
L’ancien gardien du PSG a également commenté la situation de
Chevalier. « Lucas était déjà dans le dur, mais là, c’est d’une
violence sans nom. On est entre la sanction et l’humiliation.
Safonov ne revient pas d’une grippe ou d’une gastro, mais d’une
fracture de la main. Sportivement, il mérite de rejouer, mais là,
il reprend à peine l’entraînement et il est déjà titulaire, c’est
presque comme s’il jouait avec l’attelle », s’interroge Jérôme
Alonzo, qui ne comprend pas du tout la décision de Luis Enrique de
précipiter ainsi le retour à la compétition de Matvey Safonov.
En conférence de presse avant d’affronter Strasbourg en Ligue 1,
l’Espagnol a tenu à clarifier sa position sur la hiérarchie de ses
gardiens. « Ce que je peux dire sur ce sujet, c’est que je suis
content d’avoir trois gardiens comme eux. J’aime la concurrence à
tous les postes. C’est le foot moderne. Il y a tout le temps des
choses que tu peux changer, je suis très ouvert. Je me répète, je
suis très content d’avoir trois gardiens avec ce niveau », a
expliqué l’entraîneur parisien.


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