31 January 2026 16:37

L’UBB assure, Clermont rechute

Sur la pelouse de Montauban,
Bordeaux-Bègles n’a pas brillé mais assure une victoire bonifiée.
Clermont a vu sa série de victoires prendre fin à Castres quand le
Racing 92 a joué à se faire peur lors d’un succès face à Perpignan.
Dans un match riche en émotions, La Rochelle est passé à côté de
son sujet et chute lourdement face à Lyon.

Montauban 16-31
Bordeaux-Bègles

Avec une équipe forcément remaniée par l’absence de nombreux
internationaux, Bordeaux-Bègles a su faire le plein de points sur
la pelouse de la lanterne rouge Montauban. L’USM a frappé en
premier avec une pénalité de Jérôme Bosviel dès la 4eme minute.
Cameron Woki a mis l’UBB sur de bons rails à l’issue des dix
premières minutes, forçant le passage après une pénalité jouée à la
main. Les difficultés en mêlée ont fini par exaspérer l’arbitre
qui, à un quart d’heure de la pause, a renvoyé Ugo Boniface pour
Bordeaux-Bègles et Facundo Pomponio pour Montauban. En toute fin de
première période, Jérôme Bosviel a passé une deuxième pénalité
consécutive à une nouvelle faute girondine en mêlée pour ramener
les siens à une longueur au moment de retrouver les vestiaires. Dès
la reprise, Yannick Bru a lancé Romain Buros à la place de Silesi
Rayasi. L’entame de ce second acte a d’abord vu les buteurs se
répondre, Jérôme Bosviel permettant à Montauban de repasser devant
au tableau d’affichage puis Joey Carbery répliquant deux minutes
plus tard.

Mais, après un drop manqué du buteur montalbanais, Damian Penaud
a fait sauter la défense de l’USM. Une action qui s’est conclue par
une passe de Joey Carbery pour Romain Buros, qui a pu aller à dame.
A l’heure de jeu, Temo Matiu a rapproché l’UBB du bonus offensif en
aplatissant au terme d’une action collective initiée par Damian
Penaud. Ce dernier a ensuite poussé à la faute Fred Quercy, dont le
plaquage haut dangereux lui a valu un carton rouge. Une infériorité
numérique qui n’a pas duré longtemps puisque Marko Gazzotti a
ensuite payé l’indiscipline des siens d’un carton jaune. La fin de
match a été débridée avec Jérémie Maurouard qui a fait sortir les
Girondins du bonus offensif à la 79eme minute au terme d’un ballon
porté rondement mené. Toutefois, au-delà de la sirène, Jefferson
Poirot a su conclure victorieusement une action au long cours pour
assurer aux siens une victoire à cinq points. Avec ce succès
(16-31), l’UBB s’empare de la troisième place du classement quand
Montauban reste lanterne rouge.

Castres 28-23
Clermont

Castres enchaîne enfin. Alternant le bon et le moins bon depuis
la fin du mois de novembre, les joueurs de Xavier Sadourny ont
confirmé leur victoire à Bayonne en l’emportant devant leur public
face à Clermont, qui restait sur trois succès de rang. Pierre
Popelin a ouvert le score sur pénalité après dix premières minutes
que ses coéquipiers ont contrôlé. Harry Plummer lui a répondu sept
minutes plus tard mais les Castrais ont immédiatement repris la
main. A l’issue d’une longue séquence de possession, Théo Chabouni
a profité du déséquilibre dans la défense auvergnate pour aplatir
le premier essai du match. Une deuxième réussite au pied pour
Pierre Popelin puis une autre signée Jérémy Fernandez ont permis
aux Tarnais de prendre un peu plus d’air au tableau d’affichage.
Toutefois, Bautista Delguy a relancé l’ASM au-delà de la sirène.
Ayant bien suivi un jeu au pied de Santiago Arata contré,
l’Argentin a récupéré le ballon.

Il a pu aller aplatir et ramener les siens à un point à la
pause. Les Jaunards sont passés devant huit minutes après la
reprise grâce à une nouvelle pénalité d’Harry Plummer mais, dans la
foulée, Jérémy Fernandez a rassuré le Stade Pierre-Fabre. Après un
ballon porté conquérant, le demi de mêlée a trompé tout le monde
d’une feinte de passe pour aller aplatir un essai qu’il a lui-même
transformé. Harry Plummer a rapproché Clermont du bonus défensif
avec une pénalité passée à dix minutes de la sirène. Mais Jack
Goodhue a redonné de l’air au CO en toute fin de temps
réglementaire. Avec l’énergie du désespoir, les joueurs de
Christophe Urios ont poussé jusqu’au bout. Un effort récompensé en
force par Giorgi Dzmanashvili trois minutes au-delà de la sirène.
Alors que Castres réduit l’écart sur le Top 6 du classement,
Clermont perd du terrain.

Racing 92 37-31
Perpignan

Le Racing 92 a joué à se faire peur. Sur sa pelouse de la
Paris-La Défense Arena, le club francilien est venu à bout
difficilement de Perpignan. Une rencontre que les joueurs de
Patrice Collazo avaient pourtant entamée tambour battant. Jannick
Tarrit a aplati le premier essai au terme d’une belle percée après
trois minutes. Sam James l’a imité moins de 120 secondes plus tard
au terme d’une action une nouvelle fois initiée par une passe
sautée de Gaël Fickou. Touchés mais pas coulés, les Perpignanais
ont répliqué dans la foulée avec Bastien Chimarro qui a fait parler
sa pointe de vitesse pour surprendre la défense francilienne et
passer la ligne. Le Racing 92 a alors été rattrapé par son
indiscipline. Pour un en-avant volontaire, Léo Carbonneau a écopé
d’un carton jaune au quart d’heure de jeu. Sept minutes plus tard,
Romain Taofifenua a également quitté la pelouse de manière
temporaire après avoir joué le ballon au sol pour empêcher les
Catalans d’aplatir. En conséquence, l’USAP a obtenu un essai de
pénalité pour revenir à hauteur au tableau d’affichage. Néanmoins,
les Ciel-et-Blanc ont atteint la pause avec six points d’avance
grâce à deux pénalités d’Antoine Gibert… mais ils ont aussi perdu
Josua Tuisova. Le centre fidjien a reçu un carton rouge pour un
plaquage dangereux au niveau de la tête de James Hall.

Laurent Labit a envoyé du sang frais d’entrée de deuxième
période mais cela ne s’est traduit que par une pénalité d’Hugo
Reus. A l’entame des 25 dernières minutes, Posolo Tuilagi a écopé
d’un carton jaune pour un geste d’anti-jeu alors que les Racingmen
voulaient jouer rapidement une pénalité. A quatorze contre
quatorze, les Franciliens ont pu se détacher au score. Dans la
foulée de ce carton jaune, Guram Gogichashvili a forcé le passage
vers l’en-but. Après une nouvelle pénalité d’Antoine Gibert, Romain
Taofifenua a donné de l’air aux siens au terme d’une longue
séquence de possession. A l’orgueil, les Perpignanais ont poussé.
Au terme d’une remontée de balle orchestrée par Théo Forner,
Jefferson Lee Joseph a fait parler sa pointe de vitesse pour aller
à dame. Dans la foulée, Bastien Chinarro a ramené l’USAP à six
points en résistant au retour de la défense francilienne. Les
derniers instants de la rencontre ont vu les Catalans venir à
proximité de l’en-but du Racing 92. Alors que Nicolas Nadau a
demandé à ses joueurs de prendre les trois points sur pénalité pour
assurer le point de bonus défensif, ces derniers ont joué leur
va-tout pour la victoire. Sauf que Léo Carbonneau a su se coucher
devant Posolo Tuilagi pour l’empêcher d’aplatir. Avec cette
deuxième victoire de suite (37-31), le Racing 92 se rapproche de la
première moitié de tableau. Perpignan, pour sa part, rechute et ne
creuse pas l’écart sur Montauban au classement.

La Rochelle 24-44
Lyon

Le poids de l’émotion était trop fort à La Rochelle. Au terme
d’une semaine marquée par la retraite précipitée d’Uini Atonio, les
Maritimes ont sombré sur le pelouse de Marcel-Deflandre face à
Lyon. Gabin Lorre a refroidi l’ambiance dès la 3eme minute en
faussant compagnie à la défense rochelaise. Ce qui n’a pas empêché
le public charentais de rendre hommage à son pilier. Au quart
d’heure de jeu, Levani Botia a reçu un carton jaune pour un
plaquage haut sur Baptiste Couilloud. Martin Méliande a alors
ajouté trois points sur la pénalité. A un quart d’heure de la
pause, le LOU a changé de braquet. Sam Simmonds a profité d’une
erreur des Rochelais sur une touche jouée rapidement pour aplatir
le deuxième essai des siens. Ethan Dumortier a corsé l’addition
dans la foulée, venant conclure une action tout en vitesse amorcée
par une interception de Baptiste Couilloud. Théo Millet a mis un
peu plus la tête des Maritimes sous l’eau à quatre minutes de la
pause avec le quatrième essai du LOU au terme d’une remontée de
balle signée Iosefo Masi. A l’orgueil, les Rochelais ont répliqué
juste avant la pause grâce à Davit Niniashvili, venu conclure une
percée d’Antoine Hastoy.

Sonnés, les Maritimes ont montré un autre visage dès l’entame du
second acte. Judicaël Cancoriet a sonné la charge dès la reprise
après une pénalité jouée vite à la main par Levani Botia. Guillaume
Marchand a alors laissé Lyon à quatorze pour dix minutes pour un
plaquage haut. A un de plus, La Rochelle a poussé et Ulupano
Seuteni a vite exploité cette supériorité numérique, aplatissant en
bout de ligne. Alors qu’un essai a été refusé à Jiuta Wainiqolo,
Jack Nowell a ramené les Rochelais à sept points à l’heure de jeu
sur une action tout en vivacité après une pénalité jouée à la main.
Mais la fin de match a été rhodanienne. Après une pénalité de
Martin Méliande, Jiuta Wainiqolo a été récompensé de ses efforts à
sept minutes de la sirène après avoir suivi son propre jeu au pied.
Sur la sirène, le buteur du LOU a ajouté trois derniers points pour
sceller le sort de la rencontre. Cette victoire (24-44) permet aux
Rhodaniens de se rapprocher du reste du peloton avec notamment les
Rochelais qui n’ont plus que cinq points d’avance.

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