30 January 2026 03:11

Julia Simon, les grandes explications

Vainqueur de la mass-start à
Nove-Mesto, dernière course avant les Jeux Olympiques, Julia Simon
est revenue sur les suites de l’affaire de la fraude
bancaire.

A deux semaines du coup d’envoi des Jeux Olympiques, Julia Simon
a fait le plein de confiance à Novo Mesto. En difficultés sur les
skis lors de l’individuel, conséquence des  séquelles du virus
attrapé le week-end précédent à Ruhpolding, la biathlète des
Saisies a frappé un grand coup lors de la mass-start, l’emportant
au terme d’un sprint à trois devant Océane Michelon et Lisa
Vittozzi.

« C’était un grand soulagement, a-t-elle confié au
sujet de cette victoire au micro de Stade 2. C’était une course
de feu, avec beaucoup d’adrénaline. J’étais malade la semaine
précédente et d’avoir su répondre sur les skis et au tir, c’est
beaucoup de fierté et un vrai soulagement. »
Et la
meilleure manière de se tourner vers les Jeux Olympiques, dont les
épreuves de biathlon se dérouleront à partir du 8 février.

A Pékin, lors des derniers Jeux, la Française avait terminé
bredouille, devant se contenter de deux sixièmes places, sur le
relais et la mass-start. Mais depuis, la donne a changé comme en
témoignent ses neuf titres mondiaux accumulés ces trois dernières
années, dont quatre sur les courses individuelles.

Julia Simon est vite passé à autre chose

« J’ai beaucoup évolué depuis les derniers Jeux.
J’arrive avec beaucoup plus d’expérience, beaucoup plus de
maturité. Je comprends beaucoup mieux mon biathlon, ce que j’ai à
mettre en place pour réussir. Je pense que ça va être un très gros
défi. Les Jeux Olympiques reviennent en Europe. Il y aura beaucoup
plus d’attente » ,
a-t-elle confié à ce sujet,
ajoutant : « Ce sera l’un des plus gros challenges de ma
carrière. Peut-être le plus grand défi. » 

Et le défit sera d’autant plus grand pour Julia Simon qu’elle
n’a pas eu la préparation idéale. Conséquence de ses aveux dans
l’affaire de la carte bancaire. Des aveux qui lui ont valu une
condamnation par la justice et une suspension par sa Fédération.
Pour autant, la native d’Albertville a semblé avoir très vite
digéré ces épreuves.

« Ça a été assez simple, a-t-elle lâché. Ce
qui m’anime, c’est l’amour que j’ai pour mon sport. C’est quelque
chose que j’adore. Faire du biathlon, c’est une grande partie de ma
vie. Ce sont des émotions indescriptibles. »

« Je ne suis pas au bout de mon histoire en
biathlon,
a insisté la jeune femme de 29 ans. J’ai
toujours envie de performer, de repousser mes limites et d’aller
chercher le plus de médailles possibles. 
» La concurrence
est prévenue.

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