Roberto De Zerbi craque après OM-Lens

Agacé malgré la victoire contre
Lens (3-1), Roberto De Zerbi a vivement réagi au traitement
médiatique réservé à l’OM.
Opération réussie pour l’OM. Samedi soir, en marge de la 19e
journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille a reçu Lens au
Vélodrome dans un choc du haut de tableau. Les Phocéens se sont
imposés avec autorité (3-1) face aux Sang et Or, qui cèdent du même
coup leur place de leader au Paris Saint-Germain.
Portée par un doublé d’Amine Gouiri et une prestation
convaincante de la nouvelle recrue Ethan Nwaneri, l’équipe de
Roberto De Zerbi a livré une performance aboutie. Satisfait, le
technicien italien a toutefois insisté sur la nécessité de gagner
en régularité. « Le championnat est encore long et on doit
jouer tous les matchs comme ce soir. Comme contre Angers (5-2) et
comme ce soir, ce serait très bien. Mais sinon, on ne peut pas
rivaliser », a-t-il confié en conférence de presse,
pointant l’irrégularité de son groupe.
Mais au-delà du terrain, De Zerbi s’est aussi illustré par une
sortie remarquée au micro de Ligue 1+, évoquant le
traitement médiatique réservé à son équipe et à lui-même.
« La presse doit se mettre d’accord. Des fois vous dites
qu’on joue mal, des fois vous dites qu’on est bon. Peut-être que je
devrais prendre le passeport français pour que vous puissiez dire
autre chose », a-t-il lancé.
« Mon seul patron, c’est Frank McCourt »
Relancé sur ses propos en conférence de presse, « RDZ » a livré
un discours appuyé. « C’est à vous de dire si on joue bien
où pas. Moi, j’ai mon idée. Je sais comment on a joué. Je sais que
depuis 1970-1971, Marseille ne marquait pas comme cette saison (…)
Cela fait 56 ans que Marseille ne marquait pas autant après 20
matchs. C’est à vous de décider si on joue bien, si on joue mal. Je
n’ai pas à vous convaincre. Vous écrivez ce que vous voulez. Je
réponds de la manière que j’ai envie, si je souris, je ne souris
pas. S’il faut que je réponde aux questions tactiques, s’il faut
que j’explique ou pas. En italien, on dit ‘je m’en
fous” », a-t-il d’abord expliqué, cité par
RMC.
Le coach marseillais a ensuite insisté sur son attachement au
club et dénoncé certaines critiques qu’il juge injustes.
« Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect. Je me suis
lié à Marseille parce que c’est un endroit spécial. Beaucoup
d’entre vous peuvent critiquer… Beaucoup d’entre vous écrivent de
bonne foi mais beaucoup sont aussi de mauvaise foi. Quand il y a de
la mauvaise foi, je reste à ma place. Je ne dis rien, vous pouvez
écrire ce que vous voulez. Mais je pense que la nationalité change
beaucoup de choses, pas pour tous, mais pour beaucoup. Je suis
Italien et fier de l’être. Je suis venu ici en respectant tout le
monde, en étant disponible. Certains d’entre vous pensent être les
patrons, venir à la Commanderie en tant que patron. Mais moi, je
n’en ai pas. Le seul que j’ai, c’est Frank McCourt, le
propriétaire. Et même lui n’est pas mon patron », a-t-il
conclu.


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