Jannik Sinner, grosse polémique à l’Open d’Australie !

En immense difficulté à cause de
la chaleur, Jannik Sinner a bénéficié d’une interruption à un
timing opportun pour retrouver des forces et finalement l’emporter
contre l’Américain Eliot Spizzirri.
Gros coup de chaleur à Melbourne. Au sens propre, comme au sens
figuré. Jannik Sinner, qui est à la fois le n°1 mondial, le tenant
du titre et le grand favori du tournoi, a connu une grosse alerte
ce samedi lors du 3e tour de l’Open d’Australie.
Son principal ennemi ? L’immense vague de chaleur qui sévit
actuellement « Down Under », où la température a dépassé
les 40 degrés. L’Italien avait déjà eu un sacré coup de chaud l’an
passé contre Holger Rune. Il a encore grandement souffert des
conditions, beaucoup plus que son adversaire, l’Américain Eliot
Spizzirri, une nouvelle tête du circuit qui débarque à 24 ans du
système universitaire US.
Jannik Sinner a cédé la première manche au natif du Connecticut.
Et après le gain du deuxième set, il était breaké au début du
troisième. Spizzirri menait 3-1, et le n°1 mondial semblait en
grande souffrance avec sa jambe droite. Au bord des crampes. En
vrai danger.
Jannik Sinner, gros coup de chaud et polémique
C’est pile à ce moment-là que l’échelle de stress thermique de
l’Open d’Australie, l’outil utilisé par les organisateurs pour
mesurer la dureté des conditions de jeu, a atteint son niveau
maximal : 5.0. Quand c’est le cas, le règlement prévoit une
interruption du jeu sur tous les courts annexes, et la fermeture du
toit sur tous les courts principaux, dont la Rod Laver Arena.
La pause est tombée au très bon moment pour Sinner. Le
Transalpin a profité des quelques minutes d’interruption liées à la
fermeture du toit pour filer au vestiaire se rafraîchir. A l’ombre,
la deuxième partie du match n’a pas du tout été la même. Et le
tenant du titre s’en est sorti sans encombre, finalement, en quatre
sets (4-6, 6-3, 6-4, 6-4 en 3h45).
Forcément, cette histoire fait jaser. Le règlement était connu à
l’avance, mais le timing de l’annonce de la suspension du jeu
interpelle. Certains y voient une manière de protéger l’un des
cadors du circuit. D’autres répondent que, si les organisateurs
avaient vraiment voulu favoriser Sinner, ils l’auraient programmé
en night-session, à la fraîche, dans cette journée de chaleur
extrême.


Comments 0