Pape Thiaw, la très lourde sanction

Dans la tourmente depuis son
attitude lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, Pape
Thiaw a déjà été sévèrement sanctionné par le
passé.
Devenu un héros au Sénégal, Pape Thiaw risque gros. Conséquence
de son comportement lors de la finale de la Coupe d’Afrique des
Nations face au Maroc. En enjoignant ses joueurs à rentrer aux
vestiaires après le penalty accordé à Brahim Diaz dans les
dernières minutes du temps réglementaire, le sélectionneur
sénégalais s’est exposé à une très lourde sanction.
« Il est inadmissible de quitter le terrain de cette
manière, et la violence ne saurait être tolérée dans notre sport,
elle est tout simplement inacceptable. Nous devons toujours
respecter les décisions prises par les arbitres, sur et en dehors
du terrain. Les équipes doivent jouer dans le respect des lois du
jeu, car tout autre comportement met en péril l’essence même du
football. Les scènes déplorables dont nous avons été témoins
aujourd’hui (dimanche) doivent être condamnées et ne
jamais se reproduire », a ainsi réagi Gianni Infantino,
le président de la FIFA.
En cas de longue suspension, l’ancien avant-centre ne sera pas
en terre inconnue. La faute à son passé de joueur. Alors qu’il
évoluait à Lausanne, le natif de Dakar avait en effet été
lourdement sanctionné par les instances suisses. La faute à un coup
de sang lors du derby lémanique contre le Servette FC.
Pris à partie par un joueur adverse pour sa couleur de peau,
Pape Thiaw avait réagi une première fois sur le terrain, se faisant
exclure pour voie de fait, avant d’agresser son adversaire et de
lui briser le nez alors que les deux équipes regagnaient les
vestiaires. « Je n’aurais pas dû répondre de la sorte,
c’est mon grand regret. Car j’ai pénalisé l’équipe mais aussi
moi-même », avait-il confié avant d’être suspendu pour douze
matches par la commission de discipline de la Ligue suisse.
A noter que Pape Thiaw, alors qu’il évoluait à Créteil, a
également été condamné à un an de prison ferme pour violences
conjugales. Il était accusé d’avoir insulté et frappé son épouse au
point de lui avoir cassé le nez. En raison d’une opération,
l’ancien Strasbourgeois n’avait pu être présent à son procès. A
l’en croire, il avait ensuite été blanchi en appel et n’avait passé
qu’une vingtaine de jours dans un hôpital surveillé.


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