Inquiétude pour les biathlètes tricolores avant les JO

Les biathlètes français disputent
cette semaine la dernière étape de Coupe du monde à Nove Mesto
avant les Jeux Olympiques, alors que de nombreux cadors ont décidé
de faire l’impasse.
Nove Mesto, dernier arrêt avant Milan-Cortina ! Avec cette
ultime étape de Coupe du monde avant les Jeux Olympiques, on
pourrait presque parler de répétition générale. Sauf qu’il manquera
trop de monde, parmi les têtes d’affiche de la discipline, pour en
tirer de gros enseignements.
Ainsi, la Norvège a laissé la majorité de ses cadres au repos
cette semaine, tout comme les Allemands. Côté suédois, on ne verra
pas non plus les soeurs Oeberg, qui ont opté pour un stage en
altitude. Parmi les grandes nations, il n’y a quasiment que la
France qui aligne tous ses futurs olympiens à Nove Mesto. Une
option différente, qui pose quelques questions.
Chez les femmes,
Lou Jeanmonnot est quasiment la seule à viser le gros globe
et les JO. Pour les Bleus, on souhaite maintenir la
dynamique des dernières semaines. « Est-ce qu’un Eric Perrot ou un Tommaso Giacomel
qui sont en pleine bourre en ce moment, ont une raison de faire
l’impasse ?, se demande Loïs Habert. Ils estiment qu’ils ont le niveau suffisant pour
jouer le classement général et les Jeux Olympiques« .
Les Bleus sont-ils dans le vrai ?
Eric Perrot ne disait pas autre chose le week-end dernier après
la poursuite de Ruhpolding. « Je me concentre sur les Jeux.
Maintenant, je sais que le meilleur reste à venir, ma forme
continue à monter. Je le vois, je me fais vraiment plaisir pendant
mes courses, a-t-il confié. Comme je l’ai toujours dit, je
garde ma ligne directrice, qui est de monter en puissance grâce aux
courses de Coupe du monde. Ce qui va me permettre de rester placé
pour le général. »
Clairement, il y a deux approches. Opter pour un stage en
altitude, en tablant sur un pic de forme pile pendant les JO. Ou
continuer à courir, pour entretenir la
dynamique. « Les
athlètes ont aussi besoin d’un enchaînement de courses pour être
bon, trouver de la confiance, avoir la bonne vitesse, ajoute
Loïs Habert. Il y a deux semaines
avant les JO où il n’y a rien. En s’ajoutant une semaine, on peut
sortir du rythme. »
A ce stade, il est difficile de savoir avec certitude quelle est
la meilleure stratégie. On verra sur la piste d’Antholz, le site
des Jeux Olympiques, si une tendance se dégage dans les résultats.
Et si l’équipe de France a opté pour la préparation optimale.


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