22 January 2026 02:18

Le mea culpa de Jacquemot

Balayée mercredi au 2e tour de
l’Open d’Australie par Yulia Putintseva à l’issue d’un match lors
duquel elle est complètement sortie de son match, d’entrée, avant
ensuite de passer ses nerfs sur son entraîneur Simon Blanc, Elsa
Jacquemot a reconnu ensuite qu’elle était passée complètement à
côté de l’événement.

Le court numéro 5 résonnait encore du coup de sang d’Elsa
Jacquemot, pulvérisée mercredi au 2e tour par Yulia Putintseva en
offrant littéralement la victoire à la Kazakhe, lorsque cette
dernière s’est présentée devant la presse. Visiblement toujours
marquée par la façon dont elle s’était sabordée un peu plus tôt
alors que son exploit de dimanche contre Marta Kostyuk pouvait lui
laisser espérer une belle suite de parcours.

« C’était très compliqué. À partir du premier jeu, il y a
des choses qui m’ont perturbée. C’est une défaite très difficile.
Je ne sais pas quoi dire », a lancé d’emblée la jeune
Lyonnaise, consciente qu’elle avait fait cadeau de la victoire à
son adversaire du jour. « Ce match, je suis passée
complètement à côté », a avoué la protégée de Simon Blanc dans
un discours ayant tout du mea culpa.

Toutefois, paradoxalement, si l’unique Française présente au 2e
tour avec Varvara Gracheva reconnaît qu’elle va devoir tirer les
enseignements de son pétage de plombs du jour pour encore
progresser psychologiquement, elle assure en parallèle que le
mental reste son… point fort.

Jacquemot: « Travailler sur
les choses extérieures qui peuvent me perturber »

« Je le redis, c’est ma plus grande force. Mais c’est vrai
que ça peut être aussi… Là, on voit que sur un match comme ça, je
me suis laissée perturber sur un truc extérieur. Malheureusement,
je n’ai pas su me remettre dedans. J’ai plein de choses à faire
évoluer sur ça. Je vais travailler sur ça », assure la 60e
mondiale, insistant beaucoup par ailleurs sur ce « truc
extérieur » qu’elle souhaite garder pour elle néanmoins.

« Je n’ai pas forcément envie d’en parler maintenant, c’est
ma sphère privée (…) Ce n’est pas un truc simple. Ce n’était pas un
match évident pour moi. Il faut que je travaille sur les choses
extérieures qui peuvent me perturber. Je suis passée à côté. C’est
à moi de travailler ça pour les prochains matches, apprendre à
rester plus focus sur moi-même et que ça me perturbe
moins. »

Par « ce truc extérieur qui a pu prendre autant d’ampleur
dans la tête » de la tombeuse de Kostyuk, certains y verront
évidemment ces propos très durs tenus dès le début de la rencontre
à son clan et plus précisément à son coach Simon Blanc, qui en a
même quitté le court, fou de rage. Jacquemot, qui a vécu d’entrée
un cauchemar face à une joueuse que son coach avait longuement
entraînée – ce qu’elle a eu énormément de mal à avaler sur le
moment, semblait déjà alors presque écœurée.

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