Les Bleus privés de la Coupe du monde aux Etats-Unis ?

Alors que la tension n’en finit
plus de monter entre les Etats-Unis et l’Europe, certains pays dont
l’Allemagne envisagent de boycotter la prochaine Coupe du monde.
Marina Ferrari, la ministre des Sports, se montre plus réservée sur
la question.
Qualifiés sur le terrain, les Bleus seront-ils privés de la
prochaine Coupe du monde ? La question mérite d’être posée alors
que la tension entre les Etats-Unis et la France n’a jamais été
aussi grande après l’intervention décidée par Donald Trump au
Venezuela ou ses vues sur le Groenland.
En Allemagne, le gouvernement a ainsi indiqué qu’il laissera le
choix à la Fédération allemande de football (DFB) et à la FIFA de
boycotter ou non la Coupe du monde 2026. « Cette
évaluation incombe donc aux fédérations concernées, en l’occurrence
la DFB et la FIFA. Le gouvernement fédéral acceptera cette
appréciation », a expliqué la secrétaire d’État aux
Sports allemande Christiane Schenderlein, ajoutant :
« Le gouvernement fédéral respecte l’autonomie du sport.
»
En France, certains s’interrogent également. « Sérieux
on imagine aller jouer la Coupe du monde de foot dans un pays qui
agresse ses « voisins », menace d’envahir le Groenland,
détruit le droit international, veut torpiller l’Onu, instaure une
milice fachiste et raciste dans son pays, y attaque les
oppositions, interdit d’accès à l’épreuve les supporters d’une
quinzaine de pays, prévoit de bannir des stades tout signe LGBT
etc. ? », a ainsi écrit le député Insoumis Éric Coquerel,
pour qui les Etats-Unis devraient être écartés de
l’organisation : « La question se pose sérieusement
d’autant qu’il est encore possible de se recentrer sur le Mexique
et le Canada. »
« Un moment extrêmement important pour tous les amoureux
de sport »
Marina Ferrari, la ministre des Sports se veut plus prudente.
« Au stade où nous parlons actuellement, il n’y a pas de
volonté de boycott de cette grande compétition du côté de notre
ministère », a-t-elle confié en marge des vœux du CNOSF,
précisant néanmoins : « Maintenant je ne préjuge pas
de ce qui pourrait se passer. »
« J’ai entendu aussi des voix qui s’élevaient et qui
viennent de certains blocs politiques, a-t-elle poursuivi,
ajoutant : « Je tiens à ce qu’on dissocie le sport et
la compétition (de la politique). La Coupe du monde de foot c’est
un moment extrêmement important pour tous les amoureux de sport.
»


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