Le gros coup de panique de Jeanmonnot !

Après le sprint de Ruhpolding, ce
vendredi, que la Franc-Comtoise a terminé à une très belle 2e
place, consolidant du même coup son dossard jaune, Lou Jeanmonnot a
révélé qu’elle avait été prise d’une montée de stress avant le
départ. Au point de solliciter juste avant de s’élancer son
entraîneur Cyril Burdet, qui a su calmer sa
protégée.
A voir lutter Lou Jeanmonnot, finalement 2e de la course, avec
une pourtant très impressionnante Hanna Oeberg pour la victoire, ce
vendredi lors du sprint de Ruhpolding (Allemagne), le dernier avant
les Jeux de Milan-Cortina, il semblait impossible d’imaginer que la
Franc-Comtoise avait connu une grosse frayeur, plus tôt dans
l’après-midi, juste avant de prendre le départ.
Pourtant, la grande malheureuse du dénouement de la saison
dernière, avec cette chute dans le dernier virage de la dernière
course, a bien connu une forte montée de stress. Un début
d’affolement qui aurait pu lui coûter très cher sans l’intervention
de Cyril Burdet, venu en aide à sa leader à quelques minutes pour
cette dernière de s’élancer. Et de terminer 2e avec à la clé de
précieux points qui lui permette de conforter son dossard jaune de
leader du classement général.
« Je suis contente, car je me fais simplement battre par
meilleure que moi aujourd’hui. Je n’ai pas de regrets. Je suis même
très contente car je ne pensais pas que ce dernier tour était aussi
bon », savourait Jeanmonnot, revenue ensuite sur ce gros coup
de stress. « Il y avait un peu ce côté où il faut absolument
tirer à dix et je ne me sentais pas très bien à cause de ça. Je me
mettais une belle pression qui a entamé un peu ma confiance. Je
suis allée voir Cyril et on a parlé un peu de tout ça », a
révélé la quadruple championne du monde en relais, encore tout
heureuse après-coup que son entraîneur ait trouvé les mots pour la
calmer, et la rassurer.
Burdet : « C’est plus la
volonté de vouloir gagner vraiment chaque course »
« On y a passé un petit peu de temps (rires) mais grosso
mode, c’était chaque chose en son temps. Et quelque chose qui
marche bien chez moi, c’est l’adaptation un peu au dernier moment.
En gros, pas commencer à imaginer ce que je vais ressentir au pas
de tir alors qu’on est à une demi-heure de la course, mais plutôt
attendre les cinq-dix derniers mètres avant de valider l’état
d’esprit dans lequel je suis et d’adapter mon tir face à
ça. »
L’entraîneur des Bleus a évoqué ensuite à son tour le gros coup
de panique de sa protégée, et raconté comme il y avait remédié.
« Elle est venue me voir (…) Il y avait beaucoup de stress et
un peu de peur par rapport à cet exercice ici qu’elle savait
redoutable en termes d’exigence. On a échangé et recentré un peu
les choses sur un plan plus séquence par séquence, et
vraisemblablement, ça l’a aidée », a raconté Burdet, qui
associe cette montée de stress au nouveau statut de la native de
Pontarlier. « C’est plus la volonté de vouloir gagner vraiment
chaque course, de vouloir performer et de se retrouver parfois
coincée dans ses ambitions ».


Comments 0