Loeb en mode survie

Septième de l’avant-dernière
étape du Dakar et éjecté du podium par Mattias Ekström, Sébastien
Loeb regrettait d’avoir encore crevé ce vendredi, même si son
discours était un peu différent de la part de son copilote Edouard
Boulanger.
Est-ce dû à la fatigue, à la colère, au stress ? Toujours est-il
que Sébastien Loeb et son copilote Edouard Boulanger n’était pas
sur la même longueur d’onde au moment de raconter leur
avant-dernière étape du Dakar, dont il n’avait visiblement pas le
même souvenir quant au scénario de leurs crevaisons, qui leur ont
fait perdre un temps précieux.
« J’ai eu deux crevaisons. Après la première, on a calmé un peu
le rythme quand même, et après la deuxième, encore un peu plus.
C’était à la fin de la spéciale. C’est difficile. A un moment
donné, quand j’ai vu toutes les pierres, je me suis dit qu’on ne
pouvait pas rester à bloc, qu’il fallait trouver un compromis entre
l’attaque, la gestion… Il faut survivre. C’est ce que j’ai essayé
de faire. Bon, on est au bout. Nous avons été beaucoup gênés dans
la poussière, à rattraper des voitures, les doubler. La dernière
crevaison est un peu con, car on se perd, on part dans des gros
rochers et on crève là-dedans. C’est dommage, car je pense que les
trois minutes, on les laisse à peu près là-bas. Pour le reste,
c’est compliqué de faire mieux. Il faut avoir de la chance sur les
crevaisons », a raconté Sébastien Loeb au micro de La Chaine
L’Equipe en descendant de sa Dacia, alors qu’il venait de
terminer 7e de l’étape, à 5’13 de Nasser Al-Attiyah.
29 secondes à rattraper en 105
kilomètres
Quelques minutes plus tard, son copilote Edouard Boulanger
expliquait : « On s’est perdu vingt secondes, pas plus. C’est juste
que le demi-tour nous a remis dans la poussière de Variawa. Je
crois qu’on a le record de crevaisons sur ce Dakar. On crève une
première fois au 60e
kilomètre, la deuxième, c’était à vingt bornes de l’arrivée, sur
des rochers qui font la taille des roues. » Peu importe qui a
raison, la conséquence de ces crevaisons est que la tandem
Loeb-Boulanger n’est plus sur le podium provisoire à la veille de
l’arrivée.
Les deux Français comptent en effet 29 secondes de retard sur
Mattias Ekström et Emil Bergkvist, avec seulement 105 kilomètres à
parcourir samedi, dans les montagnes puis en bord de mer. « Demain,
tout est possible, on verra bien. Ekström va très vite aussi sur ce
type de terrain », reconnait Loeb. Le nonuple champion du monde des
rallyes devra prendre des risques pour monter sur son sixième
podium en dix participations au Dakar.


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