15 January 2026 18:52

Platini, les lourdes accusations

Persuadé d’avoir eu la planche savonnée par un Gianni Infantino aux dents longues alors que la présidence de la FIFA lui semblait promise, Michel Platini rend aujourd’hui au dirigeant du football mondial la monnaie de sa pièce. « C’était un bon numéro 2, mais pas un bon numéro 1 », souffle l’ancien numéro 10 tricolore à propos de l’Italo-Suisse qui fut son secrétaire général entre 2009 et 2015 tandis qu’il présidait l’UEFA.

« Il a très bien travaillé à l’UEFA mais il a un problème: il aime les riches et les puissants, ceux qui ont de l’argent, martèle Michel Platini dans un entretien accordé au Guardian. C’est dans sa nature. Il était comme ça en tant que numéro 2, mais à l’époque, il n’était pas le patron. Malheureusement, Infantino a viré autocrate depuis la pandémie… »

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L’élargissement du cercle des nations conviées à la Coupe du monde, la refonte du Mondial des clubs aux dépens des confédérations, et des accointances assumées avec les grands dirigeants de la planète – le dernier en date n’étant autre que le président des Etats-Unis Donald Trump – Gianni Infantino par ses réformes semble donner raison en effet à son ancien boss.

Un assassinat politique

« Il y a moins de démocratie qu’à l’époque de Blatter (ex-président de la FIFA, de 1998 à 2015, ndlr). On peut dire ce qu’on veut de Blatter, mais son principal problème était qu’il voulait rester à la FIFA à vie. C’était une bonne personne pour le football », juge aujourd’hui Michel Platini, qui fut suspendu quatre années durant de toute activité dans le football par la commission d’éthique de la FIFA. « J’étais destiné à devenir président de la FIFA. Tout ça s’est passé parce qu’ils ne le voulaient pas. Cette suspension était une grave injustice et, au final, c’était politique. Un groupe de personnes a décidé de me tuer. »

Et le triple Ballon d’Or de conclure auprès du média britannique suscité sur une projection de ce qu’aurait pu être la FIFA sous son égide, sans toutes ses manigances: « Elle serait devenue une organisation qui se soucie du football, et non de la politique. »

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