14 January 2026 11:35

Van Beveren: « Je ne pleure pas, c’est le sable »

Jeudi dernier, après l’arrivée de la 5e étape, Adrien Van Beveren, désabusé, n’était pas parvenu à retenir ses larmes. Déjà pas épargné depuis le départ de ce Dakar 2026, le Nordiste venait de perdre près d’une demi-heure après qu’une bobine de fils de fer est venue se coincer dans l’une de ses roues et cette nouvelle mésaventure avait tout de la goutte d’eau qui faisait déborder le vase pour le pilote français de 35 ans. Mercredi, six jours plus tard, « AVB » a de nouveau pleuré, mais cette fois de joie, après avoir remporté la 10e étape.

Et alors qu’il venait de promettre au micro de La Chaîne L’Equipe qu’il ne craquerait pas cette fois. « Ça fait du bien, je ne vais pas pleurer, c’est le sable (rires), mais ça fait du bien, ça été un Dakar particulièrement difficile et celle-là, elle était importante pour moi (…) C’est une récompense pour moi et tous les gens qui croient en moi derrière leur écran, et notamment ma famille », appréciait le 3e des deux dernières éditions, qui n’avait cessé de rappeler que comme tout bon « diesel » qui se respecte, il ne fallait pas l’attendre trop performant trop tôt.

Van Beveren : « Je me suis vraiment éclaté »

« Le diesel est chaud (rires) Un peu tard, mais ça fait du bien », plaisantait d’ailleurs le héros du jour, conscient qu’il aurait une énorme carte à jouer sur ce tracé parfait pour lui. « C’était mon terrain de jeu préféré : dunes, sable mou. On a eu des dunes de sable mouvant, et ça, c’est vraiment hyper technique. J’ai un peu l’impression de me sentir dans une technique que je connais, où il faut jouer avec les jambes et garder la moto. Et j’ai vraiment roulé très vite là-dedans. »

« Je me suis vraiment éclaté », ne cache pas celui qui ne peut plus rien espérer au général (NDLR : Il est 6e, à désormais 57’29 » du premier), rappelant que s’il raffole autant de ce sport, c’est précisément pour vivre des sensations comme celles qu’il a connues jeudi à l’occasion de son premier jour de gloire sur ce Dakar. « Ce que j’aime sur une moto, c’est piloter, et c’est le côté technique du pilotage. Notamment dans ce terrain où je roule depuis tout gamin. » « En plus, je prends l’étape, donc c’est top ! ». Après avoir autant mangé son pain noir en première semaine, le plaisir d’Adrien Van Beveren faisait plaisir à voir. Sable dans l’œil ou pas.

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