13 January 2026 11:41

Sébastien Loeb, un véritable enfer !

Privé de direction assistée à 200
kilomètres de l’arrivée, ce mardi lors de la 9e étape, Sébastien
Loeb n’a pas caché après-coup qu’il avait vécu un enfer. L’Alsacien
a toutefois réussi à limiter la casse. Un véritable exploit, à en
croire son copilote Edouard Boulanger, impressionné.

Alors qu’il approchait de la moitié de la 9e étape du Dakar,
mardi, Sébastien Loeb occupait la première place provisoire. Le
nonuple champion du monde a finalement terminé… 18e à 28’54 »
du vainqueur du jour : le Polonais Eryk Goczal. Et pour cause :
toute la seconde partie de cette spéciale, l’Alsacien a été
contraint de l’effectuer à bord d’une voiture privée de… direction
assistée. Un véritable cauchemar que le malheureux Loeb n’a pas
cherché à masquer ensuite sur La Chaîne L’Equipe.

« On a fait la moitié de la spéciale sans DA (sic), donc
dans les dunes, c’était l’enfer. C’est la voiture qui décidait où
elle allait, donc de temps en temps, je faisait des 360, j’ai dû
faire des marches arrières, parce que je n’arrivais plus à tourner
le volant. On perd énormément, mais on fait 170 kilomètres sans
direction assistée, c’était l’enfer ! », a raconté
l’expérimenté pilote français, qui aurait pu y laisser ses bras
tant il a souffert physiquement et a dû fournir des efforts
monumentaux. « J’ai mal partout, je ne sais même pas si c’est
aux muscles ou aux os, mais j’ai mal. je me suis arraché les
pouces, les poignets tout, mais bon, on est arrivés au
bout ».

Et maintenant, Loeb va
devoir réparer au bivouac et sans assistance !

Pour son copilote Edouard Boulanger, estomaqué par la prouesse
de son pilote, il s’agit tout simplement d’un exploit surhumain.
« Seb a fait un travail absolument ahurissant. Je ne sais pas
combien de personnes seraient capables de faire 50 bornes de dunes
sans DA, tout simplement. C’est monstrueux. »

Les deux hommes, qui aurait probablement réalisé une énorme
opération au classement général mardi (Loeb est 6e à 21’06 »
du nouveau leader Nani Roma) sans cet énorme pépin – « C’est
comme ça, on n’a pas de bol. On ne peut rien y faire de toute
façon. Sur une voiture comme ça, quand il n’y a pas de direction
assistée, c’est inroulable. On fait comme on peut (…) C’est dommage
car on aurait pu faire un bon coup » – vont maintenant devoir
croiser les doigts pour pouvoir réparer au bivouac lors de cette 2e
spéciale refuge qui n’autorise pas d’assistance.

« On va attendre le camion, car on n’aura pas le matériel
pour réparer. Il y a une fuite quelque part, mais est-ce que c’est
une durite ou la crémaillère ? Je n’en sais rien. On a un tuyau qui
s’est arraché ou la crémaillère qui est cassée, donc il y a une
pièce à changer. » S’ils n’y parviennent pas, leurs derniers
espoirs de gagner ce Dakar – et même de finir sur le podium –
s’envoleront probablement dans le ciel saoudien.

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