10 January 2026 03:11

Julian Alaphilippe-Marion Rousse, la difficile séparation

De l’aveu même du coureur
tricolore, la vie de cycliste oblige à d’importants sacrifices au
premier rang desquels l’éloignement avec la famille.

Alors qu’il peaufine sa préparation en vue de la nouvelle
saison, Julian Alaphilippe l’assure : il a toujours la grinta.
« J’ai toujours pris chaque saison comme si c’était la
dernière. Je suis super motivé pour la saison qui
arrive »,
a-t-il confié au micro de RMC, ajoutant :
« Tant qu’il y a encore la flamme, c’est bon signe. »

S’il a décidé de faire l’impasse sur les courses Flandriennes,
son programme de ce début de saison sera une nouvelle fois copieux
avec le Tour d’Algarve, les Strade Bianche, Tirreno-Adriatico,
Milan-Sanremo puis le Tour du Pays basque et les
Ardennaises avec notamment la Flèche Wallonne et
Liège-Bastogne-Liège.

Julian Alaphilippe sera donc à nouveau de nombreuses fois loin
des siens, ce dont il s’accommode forcément difficilement.
« Le cyclisme a toujours été un sport difficile. Mais
c’est vrai qu’aujourd’hui, tout est poussé à l’extrême, que ce soit
l’entraînement, la nutrition. Surtout, on est très peu à la
maison »,
a-t-il expliqué, ajoutant :
« c’est sûr qu’aujourd’hui, il y a plus de sacrifices à
faire pour atteindre le niveau actuel du peloton qu’il y a quelques
années. »

« Évidemment, c’est dur »

Marion Rousse, sa compagne, avait d’ailleurs évoqué le sujet
l’hiver dernier à l’approche du coup d’envoi de la saison.
« Julian, en tant que coureur cycliste, part plus de
250 jours à l’année,
avait-elle raconté. il sait que
ce sont ses dernières années de sportif de haut niveau, donc il
faut qu’il le fasse à 100 %. Évidemment, c’est dur aussi
parfois de son côté de ne pas voir son fils comme il en aurait
envie, mais tous les sportifs de haut niveau sont logés à la même
enseigne malheureusement. »

Julian Alaphilippe avait été transformé par la naissance de son
enfant. « Nino est un prolongement de lui-même, avait
ainsi Marion Rousse. Il le photographie toujours avec son
doudou avant de partir pour l’avoir partout avec lui. Il a besoin
de lui. Les émotions qu’il partage avec son fils lui permette de se
battre au bon moment. Lui aussi, cette naissance l’a rendu plus
fort ! »
Mais également plus prudent.

« D’un point de vue sportif, ça m’a beaucoup apaisé sur
plein de choses. Même si j’ai toujours le même tempérament, la même
grinta. Je vais prendre des risques, mais je ne vais pas faire
l’abruti parce que je n’ai pas envie de rentrer avec des blessures
partout, même si ça fait partie de notre métier et qu’il faut
parfois prendre des risques,
a-t-il expliqué par le passé.
Mais ça a changé pas mal de choses à ce niveau-là. Et quand tu
rentres déçu d’une course, lui il t’attend et il a besoin de toi.
Il n’en a rien à foutre que tu aies fait deuxième ou que tu sois
malade. Il faut être là et ça fait beaucoup de bien d’avoir ces
responsabilités, qui sont autres de celles de mon métier. C’est la
vie tout simplement. »

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