Elle obtient une wild-card sans savoir jouer au tennis (vidéo)

Incroyable histoire que celle de
l’Egyptienne Hajar Abdelkader, invitée sur le tournoi professionnel
de Nairobi alors qu’elle ne sait manifestement pas jouer au
tennis…
Mais comment diable a-t-elle pu se retrouver sur les courts du
tournoi de Nairobi, une compétition kényane estampillée ITF et
dotée à hauteur de 35 000 dollars. Agée de 21 ans, l’Egyptienne
Hajar Abdelkader s’est fait remarquer cette semaine en s’invitant
dans un tableau qui n’aurait pas dû lui être accessible a
priori.
Face à l’Allemande Lorena Schaedel, 1024e joueuse
mondiale, l’intéressée a écopé d’un 6-0, 6-0 sans appel, en 37
minutes d’une bouillie d’échanges. Avec 8,3% de premières balles et
trois petits points gagnés sur l’ensemble de la partie (dont deux
doubles-fautes adverses), la jeune femme qui prétendait jouer
depuis ses 14 ans n’avait manifestement pas ou peu usé de sa
raquette depuis longtemps. En ont attesté notamment ses
connaissances approximatives des règles du tennis.
La parodie a été telle, ainsi, que la Fédération kényane de
tennis a dû officiellement réagir dans un communiqué.
« Mademoiselle Abdelkader avait obtenu une wild-card après
en avoir fait une demande et elle a pris son vol le mardi. Le spot
s’est retrouvé libre après un retrait, elle était la seule à avoir
fait la demande et la décision a été prise sur les informations
fournies et sur l’intérêt de maintenir un équilibre tout en
supportant le développement du tennis en Afrique. Tennis Kenya
reconnaît que cette wild-card n’aurait pas dû être accordée au
regard du niveau de la joueuse. Notre Fédération a pris note de
cette expérience et fera en sorte que cela ne se reproduise
plus. »
Une simple cotisation annuelle pour sésame
Reste une véritable mascarade qui pourrait cacher une triste
réalité – celle des wild-cards payantes dans les tournois les plus
confidentiels, dans l’antichambre de la
WTA. Les ITF à 15 000 dollars – premier palier du
monde tennistique professionnel – accueilleraient ainsi
régulièrement des joueurs du dimanche, confesse une source citée
par RMC évoquant notamment les tournois de Monastir, Sharm El
Sheikh ou Antalya.
Pour participer à de tels événements en effet, inutile de
disposer de références particulières. Une simple inscription auprès
de la Fédération internationale de tennis – avec à la clef un
identifiant IPIN en guise de précieux sésame – suffit pour
prétendre à une invitation dans les tournois en mal de candidats.
Pour ce faire, seule une cotisation annuelle de l’ordre de 70
dollars est nécessaire…


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