9 January 2026 17:39

Sébastien Loeb, gros problème confirmé

Toujours en course pour décrocher
son premier sacre sur le Dakar, Sébastien Loeb n’en est pas moins
particulièrement frustré depuis le début du Rallye.

Les étapes se suivent et se ressemblent pour Sébastien Loeb
depuis le début du Dakar. La faute aux nombreuses crevaisons avec
lesquelles il doit composer lors de chaque étape et qui l’obligent
à se montrer particulièrement prudent. Ce fut encore le cas ce
mercredi lors de la quatrième étape. Victime de deux crevaisons en
début d’étape, l’Alsacien a dû jouer la carte de la sécurité durant
la suite de l’étape.

Et à chaque fois, Sébastien Loeb ne cache pas son désarroi à
l’arrivée. « Quand tu as deux crevaisons et que tu ne
comprends pas pourquoi, après tu roules vraiment doucement. Tu
penses juste à essayer de te traîner à travers tout ça,
a-t-il
ainsi pesté, mercredi, au micro de la Chaîne L’Equipe. On n’a
toujours pas attaqué depuis le début du rallye. On ne fait
qu’attendre. Je me fais chier dans la caisse, mais apparemment
c’est ça le Dakar. »

La frustration est palpable, ce que convient sans peine son
équipe. « Seb a crevé au début de la spéciale et c’était
difficile pour lui de gérer la fin de l’étape, difficile sur le
plan de l’état d’esprit parce qu’il veut attaquer mais il ne peut
pas »,
a ainsi confié Tiphanie Isnard, directrice de
Dacia après la 4e étape, prenant soin d’ajouter:
« mais il a merveilleusement géré les risques.
» 

« Je suis contente de l’entendre râler »

Car malgré ses crevaisons à répétition et la frustration
qu’elles engendrent, Sébastien Loeb est toujours au contact des
meilleurs au classement général. S’il pointe à la 8e
place, il accuse moins de vingt minutes de retard sur le leader, le
Sud-Africain Henk Lategan (Toyota), et 17 minutes de débours sur
son coéquipier, Nasser Al-Ittiyah.

Jeudi, 428 kilomètres, dont 372 de spéciale, attendent les
pilotes pour la deuxième partie de l’étape marathon jusqu’à Hail.
Et vendredi, c’est une étape 100% sable qui sera au programme. De
quoi redonner le sourire à l’ancien patron du WRC ?

« Seb voit que même à 20% de ses moyens, comme il
l’estime lui-même, il est encore dans le match. Donc, quand il
pourra rouler à 40%, ça devrait aller »
, a prévenu
Tiphanie Isnard, qui s’accommode sans peine de sa
frustration : « je suis contente de l’entendre râler,
ça veut dire qu’il a envie de rouler, de se battre avec ses
copains. » 

Author