2 April 2026 06:05

Didier Deschamps, les très lourdes accusations d’un ancien joueur

S’il a connu ses meilleures
années sous ses ordres à Monaco, Jérôme Rothen n’en a pas moins
quelques griefs contre Didier Deschamps.

Les crampons à peine raccroché, Didier Deschamps n’a pas eu le
temps de goûter à sa retraite. Quelques semaines seulement après
avoir mis un terme à sa carrière de joueur, l’ancien milieu de
terrain s’asseyait en effet sur le banc de l’AS Monaco et débutait
sa nouvelle vie d’entraîneur.
Les débuts n’ont pas été simples pour le natif de Bayonne. A tel
point qu’il a été tout proche de prendre la porte, « DD »
sauvant  sa tête in extremis en acceptant de travailler avec
deux figures du club, Jean-Luc Etorri et Jean Petit.

Et après avoir décroché son premier trophée, une Coupe de la
Ligue, au terme de sa deuxième saison en Principauté, Didier
Deschamps écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de l’ASM
en menant les pensionnaires du Stade Louis II jusqu’en finale de la
Ligue des champions après avoir notamment éliminé le Real Madrid et
Chelsea.

Hélas, la finale tourne au cauchemar et à en croire Jérôme
Rothe, Didier Deschamps est le premier responsable de la claque
reçue face au FC Porto de José Mourinho. « C’est grâce à
nous qu’il a touché la finale de la Ligue des champions en tant
qu’entraîneur et c’est à cause de lui qu’on l’a perdu »,

a-t-il ainsi confié au micro de Monaco Info.

« On en a fait un champion du monde »

« On l’a bien façonné Didier. On en a fait un champion
du monde »,
a-t-il poursuivi avant de justifier ces
critiques contre son ancien entraîneur. « Didier, en terme
de palmarès, on ne peut pas le critiquer. Partout où il est allé,
il a gagné. Mais ce n’est pas parce qu’il a tout gagné qu’on ne
peut pas le critiquer. C’est compliqué mais il faut être juste, il
faut être objectif, le plus objectif possible »,
a-t-il
lancé.

Pour autant, Jérôme Rothen considère que cette aventure avec
l’ASM constitue le plus grand souvenir de sa carrière.
« Sans hésitation, avait-il expliqué à l’occasion du
20e anniversaire de la finale face au FC Porto. Dans un
club, on est tous de passage. On t’oublie vite si tu n’as pas gagné
un trophée. Pourtant, cette année, on ne gagne rien, mais on va en
finale de la Ligue des champions. Ce n’est pas comme un trophée
gagné, parce qu’au contraire ça fait très mal de perdre à ce stade,
mais on a quand même la sensation d’être sur le toit du monde ce
soir-là. Je n’ai pas de meilleur souvenir dans l’émotion,
l’adrénaline, tout. »

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