Antoine Dupont, le trio qui fait débat

Autour d’Antoine Dupont, la
question de la triplette avec Matthieu Jalibert et Romain Ntamack
relance le débat chez les Bleus.
À l’approche du Tournoi des Six Nations, le duel à distance
entre Romain Ntamack et Matthieu Jalibert pour le poste d’ouvreur
des Bleus s’intensifie. Si le Toulousain reste la référence
installée, la forme étincelante du Bordelais en club rebat
clairement les cartes. En effet, Ntamack traverse une période plus
discrète et ses prestations lors de la tournée d’automne n’ont pas
totalement convaincu, contrastant avec la dynamique impressionnante
de Matthieu Jalibert sous le maillot de l’UBB.
Ce retour en grâce n’a pas échappé aux observateurs. Dans
Sud Ouest, Dimitri Yachvili estime que Jalibert mérite
pleinement de retrouver les Bleus. « Si l’on suit la politique
de l’homme en forme annoncée par Fabien Galthié, Matthieu Jalibert
est au-dessus de Romain Ntamack, qui connaît visiblement quelques
difficultés à remonter la pente sur le plan physique. Vu ses
prestations, il mérite bien entendu de porter le maillot bleu
», analyse l’ancien demi de mêlée.
Cédric Heymans, lui, voit encore plus loin. L’ancien
international français milite pour une association explosive avec
Antoine Dupont en 9, Jalibert en 10 et Ntamack en 12. «
J’aimerais voir Jalibert, Ntamack et Dupont sur le terrain !
Jalibert marche sur l’eau en ce moment, pourquoi se priver d’un
talent qui nous régale week-end après week-end en Top 14 et en
Champions Cup ? », a-t-il lancé sur RMC.
« L’objectif, c’est d’être champions du monde »
Heymans met également en avant l’évolution de Jalibert dans le
jeu sans ballon et en défense, tout en soulignant la polyvalence de
Ntamack. « Il a montré sa régularité, il a fait des efforts en
défense et je pense que Ntamack, au poste de premier centre, a
cette capacité à aller défier la défense. Imaginez le mal de tête
adverse quand tu as en face Dupont, Jalibert et Ntamack ! »,
s’enthousiasme-t-il. Avant de conclure sans détour : «
L’objectif, c’est d’être champions du monde, et je pense que ça
passe par Matthieu Jalibert en 10. »
Ce scénario fait écho aux débuts du mandat de Fabien Galthié,
lorsque l’idée d’une ligne d’attaque Dupont–Jalibert–Ntamack
faisait rêver. Testée, puis abandonnée, elle avait finalement
tourné à l’avantage de l’ouvreur toulousain, reléguant Jalibert
dans un rôle de doublure. À l’aube du Tournoi, la hiérarchie semble
toutefois plus fragile que jamais.


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