Tadej Pogacar, l’alerte venue de France

Benoît Cosnefroy prévient qu’il
ne se pliera pas à la hiérarchie imposée par Tadej
Pogacar.
« Une véritable dictature ». Tels étaient
les propos de Juan Ayuso, ancien coéquipier de Tadej Pogacar, pour
décrire ce qui est aujourd’hui son ancienne équipe, UAE Team
Emirates. Depuis, la formation a recruté Benoît
Cosnefroy. Dès son arrivée, le puncheur français a fait savoir
qu’il n’avait pas rejoint l’équipe la plus puissante du peloton
pour se fondre dans un rôle de domestique.
Au contraire, Cosnefroy voit dans ce transfert une occasion
unique pour remporter les courses qui lui tiennent à cœur, sur des
terrains qui lui conviennent, avec un niveau de liberté qu’il
estime impossible à trouver ailleurs. « Ils m’ont recruté pour
gagner des courses secondaires, pas pour imposer le rythme sur un
col du Tour pour Tadej Pogacar », a-t-il confié à
Sporza, réfutant l’idée selon laquelle tout coureur d’UAE
serait là uniquement pour servir le Slovène.
À première vue, UAE Team Emirates ne semble pas le terrain idéal
pour un coureur recherchant l’autonomie. La présence de Pogacar
influence tout, du programme des courses aux récits médiatiques.
Cosnefroy reconnaît cette perception, mais assure qu’elle ne
reflète pas sa réalité. « Cela peut sembler étrange, parce que
tout le monde pense qu’à UAE, on roule pour Tadej. Mais je roulerai
très rarement à ses côtés », précise-t-il.
Quid des Grands Tours ?
Peut-être plus surprenant encore, le Français de 30 ans se
montre indifférent aux Grands Tours, une position inhabituelle.
« Il n’y a pas de place pour moi dans le système des Grands
Tours, et cela ne me dérange pas », explique-t-il. « Un
Grand Tour prend trois mois de votre saison : un mois pour se
préparer, un mois pour courir, et un mois pour récupérer. Je
préfère largement participer à d’autres épreuves et tenter d’en
gagner une. »
En clair, Cosnefroy n’a aucun problème avec le statut central de
Pogacar ni avec la hiérarchie qui en découle. Mais il refuse d’être
défini par elle. Son objectif est limpide : utiliser la machine de
l’équipe pour continuer à gagner selon ses propres conditions.
Quitte à délaisser les cols du Tour de France pour se concentrer
sur les classiques, le Français entend bien imposer sa loi à sa
manière.


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