Pauline Ferrand-Prévot, le grand doute après l’année parfaite

Après une saison 2025 historique,
marquée par Paris-Roubaix et le Tour de France Femmes, Pauline
Ferrand-Prévot suscite autant l’admiration que
l’interrogation.
L’année 2025 restera comme l’une des plus marquantes de la
carrière de Pauline Ferrand-Prévot. Un an après avoir enfin
décroché l’or olympique en VTT, la coureuse de Visma-Lease a Bike a
continué d’écrire sa légende en s’imposant sur Paris-Roubaix puis
sur le Tour de France Femmes. Pour sa première participation, la
Rémoise a dominé le classement général devant les deux dernières
lauréates, la Néerlandaise Demi Vollering (2023) et la tenante du
titre, la Polonaise Katarzyna Niewiadoma.
Des exploits qui ont marqué les esprits, à commencer par celui
de Daniel Mangeas, voix emblématique du cyclisme français.
Interrogé par Cyclism’Actu sur ce qu’il retient de la
saison, le mythique speaker ne cache pas son admiration. « Moi,
j’ai retenu une femme : Pauline Ferrand-Prévot. Elle a réalisé un
parcours exceptionnel avec le maillot jaune. Elle a été multiple
championne du monde et elle a fait un parcours absolument sublime
», souligne-t-il.
Convalescent après un AVC survenu en début d’année, Daniel
Mangeas a également eu l’occasion de rencontrer la championne
tricolore ces dernières semaines, un souvenir qui l’a marqué. «
J’ai eu l’occasion de la rencontrer il y a quelques semaines. Elle
a savouré ses performances et ce qu’elle a accompli. Elle a aussi
conscience d’avoir réussi quelque chose de beau »,
confie-t-il, avant de s’interroger sur la suite de sa carrière :
« Je ne sais pas si elle va continuer encore très longtemps,
mais pour le moment, ça semble être le cas. Ce qu’elle a réalisé
cette année, elle l’avait prévu, elle le voulait, et elle l’a
réussi. C’est fondamental dans une carrière. »
« PFP » et Jeannie Longo
Invité à comparer Pauline Ferrand-Prévot à une autre légende du
cyclisme français, Jeannie Longo, Daniel Mangeas s’est montré
franc. « Jeannie Longo était très refermée sur elle-même.
Elle avait parfois un caractère difficile, mais c’était surtout du
caractère. Personnellement, je n’ai jamais eu de problème avec
elle, elle a toujours été très sympathique avec moi, et je la
remercie pour ça », lance-t-il.
La comparaison va plus loin dans le portrait : « Pauline
Ferrand-Prévot est différente. Elle est plus rayonnante, plus
ouverte, plus joyeuse. Jeannie était enfermée dans un carcan, elle
n’en sortait pas. Pauline paraît beaucoup plus enjouée. Ce sont des
traits de caractère différents, mais deux immenses championnes.
» Le constat est posé.


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