1 January 2026 00:03

Lazraq-Khlass repart sur de bonnes bases

Dix-huitième de l’heptathlon des
championnats du monde de Tokyo, après avoir termine 16e des JO de
Paris, la vice-championne d’Europe Auriana Lazraq-Khlass espère
repartir du bon pied en 2026, après s’être remise physiquement et
mentalement.

Le 8 juin 2024, Auriana Lazraq-Khlass se révélait aux yeux du
public français, en devenant vice-championne d’Europe de
l’heptathlon à Rome, derrière la reine de la discipline, la Belge
Nafissatou Thiam. Mais l’heptathlète aujourd’hui âgée de 26 ans
n’est pas parvenue à confirmer. Saisie par le stress, elle n’a
terminé que 16e lors des Jeux Olympiques de Paris quelques semaines
plus tard, et cette année, elle a pris la 18e place des
championnats du monde de Tokyo, le plus gros événement de 2025.
Cette fois, ce n’est pas le mental mais le physique qui l’a
trahie, sa saison ayant été grandement perturbée par des blessures
au talon, à l’épaule et au tendon d’Achille.

La sociétaire du club de Metz espère que 2026, qui sera marquée
par des championnats du monde en salle et des championnats d’Europe
en plein air, lui permettra de repartir sur de bonnes bases, comme
elle le confie dans une interview au Républicain Lorrain.
« Cette année était nécessaire, je ne pouvais pas rester loin des
stades, malgré tous les petits pépins que j’ai eus. Après,
j’en ai déjà beaucoup parlé, oui, les Jeux m’ont beaucoup
marqué.
C’était très dur à assumer ensuite, mais on a fait
le point avec Julien (Choffart, son entraîneur, ndlr) et on est
reparti sur un vrai projet. Mon corps va bien, ma tête aussi. On a
fait la programmation que Julien voyait pour moi, celle qui doit me
mener vers les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, une vision
sur le long terme. »

Lazraq-Khlass : « Le haut
niveau, c’est une cage aux lions »

Le premier objectif d’Auriana Lazraq-Khlass sera les Mondiaux en
salle de Torun au mois de mars. « Mais si je ne suis pas assez
forte et que je ne suis pas championne de France, je n’irai pas aux
Mondiaux. J’ai besoin de me sentir légitime, de ne pas répéter les
mêmes erreurs que l’an passé », reconnait-elle. Pour éviter
cela, la native de Pithiviers se donne à fond à l’entraînement :
« Le haut niveau, c’est une cage aux lions. On n’a pas
le droit de lâcher un entraînement ou deux, car pendant qu’on le
fait, les autres ne le font pas et continuent de travailler deux
fois plus fort.
Quand on est fatigué, on se trouve
facilement des excuses… Je dois être plus pointilleuse sur tout ce
que je fais. Et que ça vaut aussi pour les sollicitations ! C’est
dur à tenir sur la durée, je le sais, mais cette fois, je ne veux
pas lâcher.» Avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de Los
Angeles où elle compte bien effacer le mauvais souvenir du Stade de
France.

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