Marion Rousse, c’est validé !

Pour la directrice du Tour de
France Femmes, Marion Rousse, le retour de Pauline Ferrand-Prévot
sur la route est un pari totalement réussi. Et l’histoire n’est pas
encore terminée.
Cela fait plusieurs années que Marion Rousse répète le même
discours. L’objectif du Tour de France Femmes, relancé en 2022 sous
la direction de l’ancienne championne de France, n’est pas
seulement d’accompagner le développement économique et sportif du
cyclisme féminin. Le but est aussi d’amener les plus jeunes vers ce
sport, en montant un magnifique exemple au plus grand nombre.
Avec Pauline Ferrand-Prévot, le contrat est totalement rempli.
« Quand on parle de créer des vocations, il n’y a pas de
plus beau modèle que Pauline pour toutes les petites
filles »,
savoure Marion Rousse après le sacre de celle qu’elle connaît
depuis l’âge de 10 ans environ.
L’annonce du retour au cyclisme sur route de la championne
olympique du VTT était une immense nouvelle pour Marion Rousse, et
pour le Tour de France Femmes. La patronne de l’épreuve était
persuadée que cela n’amènerait « que du
positif ». Parce que Pauline Ferrand-Prévot est un nom qui
parle auprès du grand public. Et parce que , quand la Champenoise
se met un objectif en tête, elle passe rarement à côté.
Marion Rousse avait vu juste
Voilà donc un modèle à suivre, un porte-drapeau parfait pour le
Tour de France Femmes et plus globalement le cyclisme féminin
français, qui se porte plutôt très bien. « Avec une
championne de sa dimension, on a la vitrine pour inspirer des
jeunes femmes, explique Michel Callot, président de la
Fédération française de cyclisme (FFC), dans les colonnes de
L’Equipe. En plus, Pauline a beaucoup de personnalité, elle est
très avenante. Elle renvoie une image très positive de notre
sport. »
Ces derniers mois, Marion Rousse plaçait volontiers Pauline
Ferrand-Prévot parmi les favorites du Tour, même si Demi Vollering
restait la prétendante n°1 à ses yeux. La Française a pris le
meilleur sur la Néerlandaise, en battant ce qui se faisait de mieux
dans le peloton ces dernières années.
Elle augmenté le niveau de son sport, et cela
promet pour la suite, car ses adversaires ont préparé leur
revanche. « Elles n’étaient pas déçues mais
déjà tournées vers le futur, observe Marion Rousse. À se
dire : ‘Maintenant, on sait ce qu’il nous reste à faire. Il va
falloir travailler encore plus dur pour la battre l’année
prochaine.” » L’effet PFP.


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