Lewis Hamilton, la triste fin

Lewis Hamilton a craqué ce samedi
à l’issue des qualifications du Grand Prix de
Hongrie.
Il s’est passé quelque chose à Budapest ce samedi, peut-être le
tournant fatidique d’une carrière qui s’essouffle inexorablement.
Le septuple champion du monde Lewis Hamilton, qui n’hésite pas à
faire son auto-critique depuis son arrivée chez Ferrari, a usé de
mots forts pour sanctionner sa performance du jour.
Eliminé des qualifications du Grand Prix de
Hongrie dès la Q2 – pour 15 petits millièmes – le
pilote britannique de 40 ans a totalement craqué après coup devant
la presse. « C’est moi à chaque fois. Je suis nul,
absolument nul », a-t-il lancé d’emblée, dédouanant
totalement son écurie pour sa performance du jour.
Charles Leclerc, son binôme au sein de la Scuderia, a lui
décroché la pole position ici sur le Hungaroring, ce qui ajoute
naturellement à la frustration du crack. « La voiture est
en pole, donc le problème, c’est clairement moi. Il faudrait
peut-être que Ferrari change de pilote. Moi, je ne sers à
rien… »
Un Hamilton « complètement inutile »
Relancé sur un possible souci de réglages sur sa monoplace,
Lewis Hamilton a insisté, manifestement dépité: « Non,
rien n’a changé sur l’équilibre de la voiture. J’ai juste mal
piloté, c’est tout. » Un aveu d’impuissance rare chez un
tel champion qui en dit long sur son ras-le-bol.
Plus tôt dans son baquet, à la radio, l’intéressé avait déjà
confié son spleen. « C’est de ma faute, avait-il balancé
sitôt évincé des qualifs. Je suis inutile, complètement
inutile. » Un constat d’autant plus douloureux que Lewis
Hamilton s’est imposés huit fois déjà dans sa carrière ici en
Hongrie. Il n’y a guère qu’à Silverstone qu’il a davantage triomphé
(à neuf reprises).


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