Squiban: “C’est juste incroyable !”

Au lendemain de son superbe
numéro de la 6e étape, Maëva Squiban a réussi un doublé assez
dingue en remportant une deuxième étape de suite à l’issue d’une
performance héroïque de nouveau. Avant le départ, la Bretonne avait
annoncé qu’elle attaquerait d’entrée, mais pour plaisanter. Alors,
forcément, elle avait beaucoup de mal à réaliser
après-coup.
« Parfois, je dis des choses… » Avant d’aller
de nouveau au bout seule devant et de s’offrir une somptueuse
deuxième victoire d’étape en deux jours, ce vendredi à Chambéry,
Maëva Squiban (23 ans) avait évoqué un drôle de pari avec l’un de
ses managers. Elle l’a relevé. « Pour rigoler, hier
(jeudi), j’avais dit à mon directeur sportif qui m’avait demandé ce
que je voulais faire aujourd’hui que j’allais attaquer au kilomètre
zéro. Ce n’était pas forcément très intelligent de me part, mais je
l’ai fait et ça a marché », avait beaucoup de mal Ã
réaliser la Bretonne, qui ne comptait toujours aucune victoire
d’étape sur la Grande Boucle quarante-huit heures plus tôt et en
affiche désormais deux à son palmarès.
L’ancienne coureuse de l’équipe Arkéa BxB Hôtels passée Ã
l’intersaison sous les couleurs de la richissime UAE, interrogée
sur France Télévision, insiste bien néanmoins : elle ne
pensait pas un mot de ce qu’elle avait dit avant de se muer pour le
deuxième jour de suite en héroïne de l’étape. « A la base,
c’était une blague. Au final, c’est allé au bout. C’est juste
incroyable (…) Gagner une fois sur le Tour, c’est déjà énorme.
Alors une deuxième victoire d’étape aujourd’hui, franchement… J’ai
encore moins de mots qu’hier. »
Squiban : « A la fin,
j’étais un peu en panique »
D’autant plus incroyable qu’au lendemain de son exploit de
jeudi, Squiban a naturellement accusé le coup. Dans les jambes mais
aussi dans la tête, à l’entendre. « Cela a été une des
journées les plus dures de ma vie, aussi bien mentalement que
physiquement. Mais sur le Tour, il faut tout donner. Dans la
dernière montée, j’avais juste envie de m’allonger par terre, je
n’en pouvais plus. »
Elle n’avait pas d’autre choix néanmoins que de pédaler à fond
jusqu’à la ligne. Surtout dans une ambiance aussi folle.
« A la fin, il y avait tellement de monde que je
n’entendais plus rien dans l’oreillette. Je ne faisais que demander
les écarts, mais je n’entendais plus rien. Je ne savais pas du tout
où j’en étais, j’étais un peu en panique (rires). »
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