Voeckler-Alaphilippe, la grosse engueulade

Thomas Voeckler n’a jamais coupé avec le cyclisme. Sitôt sa carrière de coureur terminé, il est en effet devenu consultant pour France Télévisions en reprenant le rôle de Laurent Jalabert sur la moto. Pour son plus grand bonheur.
« C’est une place privilégiée, je la conçois comme telle. Et en plus de ça, je la considère comme complémentaire avec mon rôle de sélectionneur, a-t-il ainsi confié dans une interview à la Dépêche. Je suis vraiment dans l’ambiance parmi les coureurs, les suiveurs. Je comprends ce qu’ils ressentent. »
L’ancien maillot jaune du Tour de France préfère largement sa position à celle de Laurent Jalabert ou Marion Rousse, en cabine. « En cabine, que j’ai testée une fois ou deux, et pas sur le Tour de France, on est à l’arrivée, on ne voit pas les coureurs, on va à l’hôtel. Et puis, on est de nouveau à l’arrivée, on ne voit pas vraiment le truc », a-t-il expliqué.
« Ils étaient en train de faire n’importe quoi »
Auprès des coureurs, Thomas Voeckler peut ressentir davantage la course et faire passer quelques messages comme en témoigne la soufflante passée à Julian Alaphilippe et Kenny Elissonde lors d’une course. « C’est très rare, mais des fois, je peux leur donner un petit conseil. Ça m’est arrivé une fois d’engueuler Julian Alaphilippe et Kenny Elissonde (sourire). Ils étaient en train de faire n’importe quoi. Ils étaient lâchés de l’échappée, ne jouaient plus rien et ne prenaient pas le temps de se couvrir pour la prochaine descente, a-t-il révélé. Je leur ai dit d’arrêter leurs conneries, de s’arrêter et de se couvrir pour ne pas choper froid, ils allaient tomber malades. Bon, je me suis permis parce que je les connais très bien. »
Thomas Voeckler n’en garde pas moins un profond respect pour les coureurs. « Et puis, je crois que ça s’entend, je n’oublie pas que j’ai été coureur et je sais à quel point c’est difficile. Et en plus, comme je les vois, je les vois souffrir, a-t-il expliqué. C’est toujours facile de commenter et le fait d’être à côté d’eux, de voir à 50 centimètres de moi les mecs qui sont en train de décrocher ou quoi, franchement, ça incite à avoir un énorme respect pour eux, même si des fois, ils font des conneries parce que ça arrive à tout le monde et ça m’est arrivé un paquet de fois dans ma carrière. »


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