Grandes nouvelles pour le XV de France

Le XV de France et la FFR ont
enregistré ces derniers jours de bonnes nouvelles sur le plan
budgétaire.
C’était une injustice notable, là voilà en partie atténuée: les
répartitions des recettes liées au Tournoi des Six Nations sera
désormais plus favorable à la France. Alors que les six fédérations
concernées font pot commun quant à leurs revenus (marketing et
droits TV notamment), la Fédération française de rugby, alors que
les Bleus contribuaient à cette manne à hauteur de 26%, ne
percevait guère que 16% du trésor de guerre jusqu’alors.
Depuis le 1er juillet 2025, ce sont 17,85% qui reviennent au
XV de
France et à ses instances dirigeantes ; et ce
seront 19% bientôt, à compter du 1er juillet 2026. Bien loin encore
toutefois des 31% aujourd’hui réservés au XV de la rose. Ce nouveau
deal « représente environ 6 millions d’euros
supplémentaires par an, sans remettre en cause le mécanisme de
solidarité avec les autres nations », précise directeur
général de la FFR, Jérémie Lecha, cité par l’Agence France
Presse.
Ainsi relayé par Le Parisien, le président de la FFR, Florian
Grill, se félicite de cet apport non négligeable, lui qui à sa
réélection en octobre dernier alertait l’opinion sur l’état des
finances du rugby tricolore. « Ça contribue au redressement de
la fédération, qui est un enjeu énorme pour nous, puisqu’on a
hérité d’une fédération qui avait un déficit d’exploitation
structurel de l’ordre de 18 à 20 millions d’euros. »
FFR, de lourdes dettes encore à assumer
Autre bonne nouvelle, le changement de concessionnaire au Stade
de France, et un accord avec le groupe GL Events beaucoup plus
avantageux que ne l’était le pacte conclu avec le consortium
Vinci-Bouygues. Pour « cinq à six millions d’euros d’impact
également », rapporte le patron de l’ovalie nationale, qui
rappelle que la FFR a toujours à éponger « 35 ou 36
millions d’euros » de pertes liées à la Coupe du monde
2023.
Enfin la fédération doit faire face à un redressement fiscal de
20 millions d’euros pour un imbroglio lié à la TVA sur la
billetterie de cette dernière compétition maudite. « Je pense
qu’il y a matière à discuter avec l’Etat », juge toutefois
Florian Grill, persuadé d’avoir prouvé « qu’on savait gérer
cette fédération et la redresser financièrement ».


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