Canal+, l’incroyable coup de tonnerre

La cour d’appel de Paris a rendu un verdict contraire au groupe Canal+ cette semaine. Un jugement qui ne sera certainement pas sans conséquence. La justice en effet a prononcé l’annulation du licenciement du journaliste Stéphane Guy. Quatre ans et demi après l’éviction de l’intéressé à la veille de Noël 2020.
Le commentateur volubile avait été mis à pied puis licencié pour son soutien affiché à l’antenne à l’humoriste Sébastien Thoen, lui-même débarqué quelques jours plus tôt pour sa participation à une parodie de L’Heure des pros, émission phare de la chaîne d’information du groupe Canal, CNews. « Je veux saluer l’ami Sébastien Thoen qui n’a pas eu la sortie qu’il aurait méritée », avait notamment soufflé Stéphane Guy au détour d’un match de Ligue 1 entre Montpellier et le PSG.
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Trois mois après cette éviction, en mars 2021, le patron du groupe, Maxime Saada, était monté au créneau en personne pour justifier cette décision, dans les pages du magazine L’Equipe. « Stéphane, je lui avais déjà dit plusieurs fois que ce n’était pas son antenne, qu’il ne pouvait pas l’utiliser pour dire des choses qui lui passaient par la tête. Moi-même, je ne me suis jamais permis ça. »
De retour au service des sports Canal+ ?
La justice pourtant a décidé qu’il n’y avait pas là matière à licenciement. Le 29 août 2022, déjà, le conseil des Prud’hommes de Paris avait jugé cette mise au ban abusive, condamnant alors Canal+ à verser une indemnité de 260 000 euros à son ancien journaliste. Mais ce dernier, par principe, attendait davantage.
Ces jours-ci, la cour d’appel de Paris lui a donc donné raison, en contraignant le groupe média à réintégrer son ancien salarié. Au service des sports de Canal+. L’Equipe précise ce mercredi soir que ni le groupe Canal+ ni Stéphane Guy n’ont souhaité réagir à cette information.


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