Le cyclisme français découvre un nouveau talent

A 28 ans, ce coureur de
Decathlon-AG2R La Mondiale a clairement franchi un cap et enchaîne
les succès probants.
On parle beaucoup en ce moment de Paul Seixas, Paul Magnier,
Lenny Martinez ou encore de Kévin Vauquelin, jeunes ou parfois très
jeunes, et surtout talentueux. Parmi les nouveaux visages du
cyclisme français, on peut évoquer aussi Nicolas Prodhomme, qui
explose à l’âge de 28 ans.
Jusqu’ici, le natif de l’Orne était un homme de l’ombre, un
fidèle équipier, qui se dévoue pour ses leaders en montagne. C’est
un peu pour cela que Paul Seixas lui a laissé la victoire lors de
la dernière étape du Tour des Alpes, en avril, pour récompenser un
coureur qui n’a pas souvent l’occasion de jouer sa carte
personnelle.
Le prodige français s’était dit qu’il aurait d’autres
opportunités d’aller chercher des succès dans sa carrière, qui
débute à peine. Il pensait que ce serait moins évident pour son
coéquipier. Et pourtant ! Un moins plus tard, Nicolas Prodhomme a
remis cela en s’offrant une deuxième victoire, et pas une petite,
puisqu’il a remporté la 20e étape du Tour d’Italie, au terme d’une
superbe échappée en montagne.
« Depuis un mois et demi, ma carrière a pris un
tournant important, confie Nicolas Prodhomme
à DirectVélo. La première victoire avec Paul (Seixas) au
Tour des Alpes, c’était déjà énorme, un déblocage. Au Giro, il m’a
fallu une semaine pour réaliser ce que j’avais fait, sur une étape
de 5000 mètres de dénivelé. Ça donne de la confiance, même si j’ai
aussi progressé physiquement. »
Prodhomme empile les succès
Ces deux succès avaient permis à Nicolas Prodhomme d’arriver
avec une grande ambition sur le Tour d’Occitanie, où il a réalisé
un autre festival en remportant l’étape reine, en avalant le
Tourmalet puis la montée finale vers Luz-Ardiden. « Cette
étape, je l’attendais ! Il y a toujours une petite incertitude sur
la condition physique lorsque l’on revient du Giro. Si je n’avais
pas terminé sur le podium, j’aurais été un peu déçu. Mais là, c’est
au-delà de mes espérances. Je ne m’attendais pas à gagner avec une
telle avance », explique celui qui a collé 1’53 à Davide
Piganzoli et 2’26 à Steff Cras.
Voilà donc trois victoires pour Nicolas Prodhomme, et bientôt
quatre avec classement général du Tour d’Occitanie qui lui tend les
bras désormais. Avec déjà une cinquantaine de jours de course cette
année, le grimpeur de Decathlon-AG2R n’enchaînera sans doute pas
sur le Tour de France. Mais la suite s’annonce belle pour lui.


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