Ferrari s’effondre, Leclerc et Hamilton à bout

Week-end cauchemardesque pour
Ferrari à Imola. Éliminés dès la Q2, Leclerc et Hamilton n’ont rien
pu faire face aux limites de la SF-25.
Ferrari n’y arrive plus. Devant son public à Imola, la Scuderia
espérait redonner le sourire à ses fidèles supporters. Mais deux
semaines après la désillusion de Miami, Ferrari a plongé encore
plus bas en qualifications, avec l’élimination surprise de ses deux
pilotes dès la Q2. Une véritable claque à domicile, dans un
week-end déjà chargé en émotion pour les Tifosi.
En manque d’évolutions majeures, la SF-25 a montré ses limites
sur le circuit étroit d’Imola. Malgré tous leurs efforts, ni
Charles Leclerc ni Lewis Hamilton n’ont pu masquer les lacunes de
leur monoplace. Interrogé par Canal+ après la séance, le Monégasque
n’a pas caché sa lassitude : « Tout. Il n’y a pas
grand-chose qu’on avait, je n’ai pas les mots pour l’instant. Ça a
été une session frustrante pour tout le monde. »
Le pilote de 27 ans, très affecté par la performance du jour,
n’a pas cherché d’excuses : « On se fait sortir tous les
deux en Q2, ça fait mal. Très honnêtement, on ne peut pas
s’attendre aux miracles comme ça tous les dimanches parce que ça ne
marche pas. » Une franchise rare, qui traduit la
frustration grandissante au sein de l’équipe italienne.
« On est juste nulle part »
La suite du week-end s’annonce compliquée pour Ferrari, sur un
tracé peu propice aux remontées. « Il faut tout simplement
qu’on s’améliore, on n’est pas au niveau qu’on devrait être.
Clairement, en qualifications ce n’est pas rapide. Même quand on
fait des bons tours, on est juste nulle part », a conclu
Leclerc.
Ce constat amer est
partagé dans l’équipe par Hamilton qui regrette également une
voiture difficilement contrôlable. « On a fait des
changements minuscules, les plus petits depuis le début de l’année,
et pourtant les freins sont devenus ingérables. On appuie sur la
pédale et parfois ça freine, parfois non. C’est comme tirer à pile
ou face », a-t-il lâché plus tôt dans la journée. À
Imola, Ferrari est clairement retombée sur terre.


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