14 February 2026 00:20

Lou Jeanmonnot, le coupable est connu !

Lou Jeanmonnot ne sen cache pas. Elle vit de plus en plus mal de devoir s’exprimer sur sa chute dans l’avant dernier virage de la mass-start d’Oslo, en clôture de la Coupe du monde. Une chute aux lourdes conséquences puisqu’alors à la lutte avec Franziska Preuss, la Franc-Comtoise a laissé filer l’Allemande verts la victoire, abandonnant du même coup le gros globe de la Coupe du monde.

« Mentalement, j’ai besoin que l’on me foute la paix (rires). Depuis quinze jours, il n’y a pas une seule journée où l’on ne m’a pas parlé de ma taule d’Oslo, donc j’ai hâte que ça s’arrête », a-t-elle récemment confié, ajoutant : « J’ai encore un peu les pensées et les souvenirs de la dernière course […] Quand j’aurais pris des vacances, j’aurais le recul nécessaire pour apprécier toutes les bonnes choses qui ont été faites cette saison. Aujourd’hui, j’ai encore du mal à ouvrir les réseaux sociaux. »

.twitter-tweet{margin-left:auto;margin-right:auto;}

Lou Jeanmonnot enchaîne pourtant les interviews. Lundi, elle s’est ainsi rendu dans les locaux de L’Equipe pour répondre aux questions de France Pierron dans L’Equipe de choc et à celles des lecteurs. Et sans surprise, il a été beaucoup question de cette maudite chute. Et à l’en croire, la malchance n’y est pour rien.

Lou Jeanmonnot regrette le Grand-Bornand

« J’ai clairement manqué de lucidité, a-t-elle soufflé. J’ai accumulé une trop grande quantité de stress et d’acide lactique et je ne l’ai pas pris en compte dans mon calcul pour la battre sur le dernier tour. Avec le stress et l’excès de confiance, je pensais l’avoir décrochée alors qu’elle a tenu. C’est là que je cède à la panique et je change de technique de ski. Oui elle me serre mais c’est OK, j’aurais fait exactement comme elle dans cette situation. J’ai fait une erreur de stratégie et j’ai planté mon bâton sur l’arrière de mon ski. »

«  Là le manque de lucidité était extrême, a-t-elle insisté. J’étais dans un état psychologique difficile à décrire, avec l’impression d’être dans un tunnel, très flou, j’entends et ne vois pas tout, la sensation simplement d’être dans un mauvais rêve. J’ai passé les pires 500 derniers mètres de ma carrière. J’étais dans le déni, outrée. »

Et pour elle, la Coupe du monde ne se perd pas dans cet avant-dernier virage ou lors du sprint, perdu pour deux dixièmes. « Sportivement, j’aurais mérité ce gros globe mais la chute ne remet pas tout en question. Le globe n’est pas là sur la table mais tout n’est pas à jeter. Je sais ce que je vaux, je suis très fière de ce que j’ai accompli. Je ne le perds pas à Oslo, je l’ai perdu en passant à côté de l’étape du Grand-Bornand en décembre  «, a-t-elle soufflé.

Author